STUDIO CASANOVA

1h30

La Fausse Suivante


Existe-t-il un théâtre militant qui soit encore du théâtre ?

Dans ce long poème dramatique, Pasolini tisse une série de paradoxes entre son parcours de jeune poète militant censuré, issu de la petite bourgeoisie, et le destin de Jan Palach, étudiant tchèque qui s’immola par le feu le 16 janvier 1969, quelques mois après l’intervention soviétique à Prague.
Le poète donne un sens à cette action scandaleuse en la transformant en un véritable acte poétique, car vouloir être poète, c’est avant tout sauter en bas du char, loin de la pertinence du STYLE. Et nous voici au cœur du sacrifice !
Si la conscience de la langue
Tient lieu de sa nécessité
Y créant de nouvelles formes :
L a laisser s’illusionner
Et attendre que s’exprime ce qu’elle veut.
Bête de style est certainement la pièce qui parle au mieux la langue de Pasolini et de Pasolini lui-même.
Percevant l’immensité désertique devant lui, le poète prend la parole. Le jour où les citoyens n’iront plus l’interroger, ils penseront que le monde s’arrête aux murs de la cité.
Au-delà des considérations esthétiques et de l’action révolutionnaire, Pasolini a rêvé du Théâtre comme d’un lieu qui serait entièrement consacré à la Parole. On ne lui en a pas laissé le temps.
Que quelqu’un se lève pour nous parler !

traduction Alberte Spinette assistant à la mise en scène Fabien André dramaturgie Valéry Warnotte création lumière David Garniel plasticienne-scénographe Céline Lyaudet construction Simon Bellevaire - Michel Mao avec Béatrice Roué - Farid Bouzenad - Laurent Fernandez - Nicolas Sarrasin - Valéry Warnotte

Coproduction : Compagnie Dérézo, Théâtre du Pays de Morlaix
Création en résidence au Théâtre du Pays de Morlaix en octobre-novembre 2006,
avec le soutien de la DRAC Bretagne et de la Région Bretagne
La Compagnie Dérézo est conventionnée avec le Ministère de la Culture – DRAC Bretagne,
la Région Bretagne, le Conseil Général du Finistère et la Ville de Brest