STUDIO CASANOVA
CRÉATION
Après cinq ans passés en Amérique Bella revient
chez elle, seule, avec bagages et enfants, à la suite d’un
désastre intime et financier : mariage raté, famille
disparue, faillite... sans métier ni argent. Elle revient en
France pour récupérer son seul bien, et retrouver sa
seule amie : Djamila.
La belle Djamila, élevée par sa famille et à qui
elle a prêté son appartement pendant son absence. Oui,
mais voilà, Djamila ne lui rendra pas son appartement.
C’est Ignace, le seul homme de la pièce, le troisième
protagoniste, qui le lui apprend :
“ Si cet appartement est le vôtre, Djamila
ne vous le rendra jamais, elle ne s’en ira pas “.
De cette situation initiale, simple, concrète, les mystères vont venir peu à peu modifier le réalisme de l’histoire, pour nous faire basculer dans un univers autrement plus inquiétant... à la limite de l’humain.
Pourquoi Djamila est-elle devenue aussi dure qu’un roc, qu’une
pierre ?
Pourquoi Ignace - qui est en fait plus qu’un voisin, puisqu’il
se présente comme le père probable de l’enfant
de Djamila - n’a-t-il jamais pu apercevoir sa fille ?
Pourquoi cette enfant est-elle décrite comme un souffle, un
soupir, un courant d’air glacé ?
Dans le passé, quel était au juste le rôle de Djamila,
au sein de la famille de Bella ?
Pourquoi Bella, qui s’exprime habituellement avec une langue
raffinée, lâche-t-elle parfois ces paroles affreuses ?
“ Certains mots roulent dans ma bouche et
ne sont pas, dommage, de belles pierres mais des bestioles un peu répugnantes
dont la bave tache le devant de mes vêtements,
l’intérieur de mon âme ? “
Sans argent, sans maison, sans famille, sans ami, sans travail, que
va devenir Bella ?
Cette pièce brève est construite à la manière d’un film policier, autour d’une série d’énigmes, mais qui vont (un peu comme dans les films de David Lynch) s’obscurcir au lieu de se résoudre...
Rien d’Humain, qui est une pièce sur la solitude des êtres, nous entraîne progressivement vers les cauchemars de notre enfance, là où s’affrontent sorcières, goules et ogresses !
avec Sandra Faure - Emmanuel Fumeron - Clara
Pirali
mise en scène Christian Germain assisté de Juliette
Subira
création sonore et vidéo Yann le Hérissé chorégraphie Gilles
Nicolas
scénographie et lumière Yves Collet costumes Dominique
Rocher
production Théâtre des Quartiers d’Ivry avec la SPEDIDAM.



