ANTIGONE
SOPHOCLE | ADEL HAKIM
05 > MAR 31 2012 / Studio Casanova
Durée du spectacle : 1h50
AVEC LES ACTEURS DU THEATRE NATIONAL PALESTINIEN
spectacle en arabe - surtitré en français
La Terre et le mur
Pourquoi une Antigone palestinienne ?
Parce que la pièce parle de la relation entre l’être humain et la terre, de l’amour que tout individu porte à sa terre natale, de l’attachement à la terre.
Parce que Créon, aveuglé par ses peurs et son obstination, interdit qu’un mort soit enterré dans le sol qui l’a vu naître. Et parce qu’il condamne Antigone à être emmurée.
Parce qu’enfin, après les prophéties de Tirésias et la mort de son propre fils, Créon comprend son erreur et se résout à réparer l’injustice commise.
Il y a dans la pièce de Sophocle la mise en place d’un processus inexorable constitutif, dans sa simplicité, du principe même de tragédie. Racine disait que ce n’était qu’avec Bérénice (Bérénice, reine de Palestine) qu’il avait atteint ce niveau d’évidence qui est le propre des grands chefs-d’œuvre de la Tragédie Grecque.
Le cœur de la pièce est l’amour que Hémon, fils de Créon, porte à Antigone. Hémon aime Antigone, mais Antigone aime Polynice son frère, Polynice qui est mort. A partir de là, la machine est lancée, le conflit est déclaré entre morts et vivants.
Le cadavre sans sépulture de Polynice, livré en pâture aux chiens et aux oiseaux de proie, devient à son tour anthropophage. Sous les apparences du rationnel, la dispute politique et religieuse entre Antigone et Créon ouvre inexorablement la porte des Enfers par laquelle vont s’engouffrer les vivants. Et le cauchemar commence. Hadès devient le personnage invisible mais principal avec, à ses côtés, le fantôme d’Œdipe et toute la généalogie des Labdacides. “ Les plus courageux cherchent à s’enfuir quand ils voient Hadès en face “, dit Créon. Un face à face qu’on redoute – comme Ismène – ou qu’on souhaite – comme Antigone.
Au milieu d’une mer d’une infinie tristesse – celle du néant, du ciel sans limite ou du monde souterrain, chacun mesure l’immensité de sa solitude devant l’Incontournable, et l’intensité de son amour pour la vie et pour les vivants.
Malgré une fuite effrénée des âmes vers la folie et l’anéantissement, la pièce de Sophocle est un chant d’amour et d’espoir, une symphonie des sentiments, un météore précieux et brillant incrusté dans le noir du ciel qui semble vouloir repousser l’ombre même de la mort, en attisant notre goût pour la lutte et pour la vie.
Adel Hakim
Coproduction Théâtre National Palestinien, Théâtre des Quartiers d’Ivry, Avec l’aide du Consulat Général de France à Jérusalem, du Centre Culturel Français Chateaubriand, du service de coopération italien du Ministère des Affaires Extérieures, du TAM et du Groupe des 20 théâtres en Ile-de-France
mise en scène
Adel Hakim
scénographie et lumière
Yves Collet
musiques
Trio Joubran
texte arabe
Abd El Rahmane Badawi
texte français
Adel Hakim
poème Sur cette terre
texte et voix
de Mahmoud Darwich
costumes
Shaden Salim
construction décor
Abd El Salam Abdo
collaboration
ateliers Jipanco
vidéo
Matthieu Mullot
et Pietro Belloni
photos
Nabil Boutros
régie (Jérusalem)
Ramzi Qasim
et Imad Samar
avec
Hussam Abu Eisheh
Alaa Abu Garbieh
Kamel Al Basha
Mahmoud Awad
Yasmin Hamaar
Shaden Salim
Daoud Toutah
ANTIGONE
SOPHOCLE | ADEL HAKIM
05 > MAR 31 2012 / Studio Casanova
AUTOUR D'ANTIGONE
Neuf rendez-vous avec le public : mises en espace, lectures,
rencontres avec l’équipe artistique, débats, concert...
Entrée libre pour toutes ces manifestations, à l’exception du Dimanche au Luxy et du concert du Trio Joubran. Réservation indispensable.
_______________________
Mercredi 7 mars – 16h à 17h30 > Lecture et rencontre à la BULAC
Bibliothèque Universitaire des Langues et Civilisations
65 rue des Grands Moulins 75013 Paris
Auditorium du Pôle des Langues et civilisations
Dans le cadre du cycle de rencontres autour du livre, la BULAC propose la lecture
en arabe d’un extrait de la pièce Antigone, par des comédiens du spectacle, suivie d’une rencontre avec
Kamel el Basha,
comédien dans Antigone, directeur artistique du Théâtre National Palestinien,
auteur dramatique, traducteur, acteur, metteur en scène,
Raymond Hosni,
assistant à la mise en scène dans Antigone,
Luc Deheuvels, professeur
des universités en langue et littérature arabes.
En savoir plus en cliquant ici
_______________________
Samedi 10 mars - 16h30 > Lecture - mise en espace
La Flottille - De Grèce à Gaza
Récit, projections, chants et poèmes
viennent alimenter la réflexion sur ce que peut être l’engagement
internationaliste aujourd’hui
conception et mise en scène Anastassia Politi - création acousmatique Philippe Blanchard
collaboration artistique Joanne Furlan - avec Etienne Bartholomeus
Joanne Furlan - M’hamed Kaki - Anastassia Politi
d’après des extraits du texte La Flottille, solidarité internationale et piraterie d’état au large de Gaza
de Thomas Sommer-Houdeville (Ed. La Découverte) et du film documentaire Gaza we are coming
de Yiannis Karypidis et Yorgos Avgeropoulos
poèmes, chants de Mahmoud Darwich, Constantin Cavafy et Amir Hassan
Anastassia Politi, metteur en scène grecque, met en espace des témoignages sur la flotille, ces bateaux qui tentent de rompre le blocus autour de Gaza.
Rencontre à l’issue de la représentation en présence de
- Marie-Jo Parbot, membre de l'AFPS et de la campagne Un bateau français pour Gaza, co-auteur sous le pseudonyme Roannie de L'Intruse (Ed. La Découverte), bande dessinée en quatre tomes - dédicace à l'issue du débat à l'espace librairie ;
- deux membres du Comité de pilotage international de la Flottille de la Liberté : Thomas Sommer-Houdeville, chercheur en sciences politiques, coordinateur de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP) et Vaggélis Pissias, professeur à l’Institut Supérieur Technologique d’Athènes, coordinateur de la campagne "Ship to Gaza-Greece" (sous réserve).
Une coproduction du Théâtre des Quartiers d’Ivry - Centre dramatique national du Val-de-Marne, de la Ferme de Bel Ebat - Théâtre de Guyancourt et de la compagnie Erinna soutenue par le Conseil régional d’Ile-de-France.
En partenariat avec l’association Les Oranges /www.lesoranges.com/
www.erinna.org
_______________________
Jeudi 15 mars > Rencontre à l’issue de la représentation
Antigone du Moyen-Orient
Rencontre avec l'équipe artistique
Modérateur : Dominique Vidal, collaborateur au Monde Diplomatique et spécialiste du Moyen-Orient
Quelle est la signification pour les artistes palestiniens de jouer cette pièce de Sophocle? Rencontre d’un auteur d’il y a 2500 ans avec un conflit contemporain. Comment exercer une activité artistique, et en particulier théâtrale, en Territoires Occupés.
_______________________
Samedi 17 mars 2012 - 16h30 > Rencontre
Artistes en territoires de crise
Témoignages et débat sur les conditions de vie et de création artistique en Territoires Occupés
En présence de l’équipe artistique et de Jean-Luc Bertet (journaliste et critique dramatique Journal du Dimanche), Gilles Costaz (journaliste et critique dramatique à Politis) et Jean-Pierre Han (journaliste et critique dramatique, directeur de Frictions, théâtres-écritures et rédacteur en chef des Lettres Francaises)
Antigone aborde les thèmes de la lutte, de la tyrannie, du rapport hommes / femmes, de la religion, de la démocratie, de la justice, des lois temporelles et des Droits de l’Homme... Autant de sujets au centre des préoccupations du Moyen-Orient mais qui, dans un contexte de mondialisation, rejoignent les préoccupations de l’ensemble des habitants de la planète.
Autant de thèmes politiques qui interrogent la Cité. Pourtant le texte de Sophocle est une œuvre artistique d’une grande dimension poétique, pleine de personnages puissants, de situations émotionnelles, avant d’être une œuvre politique. D’où la question de l’Art en tant que miroir du réel.
_______________________
Dimanche 18 mars - 15h > Lecture, projection et rencontre
Un dimanche au Luxy
Le cinéma d'Arts et essai d'Ivry propose uen lecture de poèmes de Mahmoud Darwich par Adel Hakim, la projection du film L’Attente de Rashid Masharawi, puis une rencontre avec Adel Hakim et Jean-Jacques Ruttner, directeur du Luxy.
En savoir plus en cliquant ici
_______________________
Samedi 24 mars - 16h30 > Lecture - mise en espace
Chroniques de la vie palestinienne
Textes de théâtre, poèmes, scènes courtes interprétés
par les acteurs du Théâtre National Palestinien
En arabe et en français, traduction simultanée d'Adel Hakim
En Territoires Occupés, la vie continue. Avec ses drames, ses fêtes, ses amours, ses rêves. Mais la tragédie d’un peuple est avant tout la tragédie des individus, et ces individus, avec leurs aspirations et leurs douleurs, n’ont souvent d’autre solution que de réagir par l’humour et l’ironie. Energie du désespoir peut-être, mais énergie surtout. L’énergie de la vie, de la lutte, du rêve. La volonté d’échapper aux difficultés du quotidien. Cette énergie qui permet de survivre en riant du pire.
Rencontre avec les acteurs du Théâtre National Palestinien à l'issue des Choniques de la vie palestinienne
Modérateur : Benjamin Barthes, journaliste au Monde et spécialiste du Moyen-Orient (sous réserve)
En présence de Jean-Claude Lefort (Président de l’association France Palestine Solidarité)
_______________________
Samedi 31 mars - 16h30 > Lecture - mise en espace
Nous aussi nous aimons la vie
Poésie palestinienne - En arabe et en français
textes de Mahmoud Darwich, Sonia Khadr et Khaled Jouma
mise en espace Adel Hakim avec des acteurs français et les acteurs du Théâtre National Palestinien
Mahmoud Darwich (1942-2008) est né à Birna en Galilée. Réfugié dans son propre pays, assigné à résidence durant plusieurs années à Haïfa, il quitte Israël pour Le Caire, puis Beyrouth, Paris et Ramallah. Unanimement considéré comme l’un des plus grands poètes arabes contemporains, il est l’auteur d’une trentaine de titres maintes fois réédités et traduits dans près de quarante langues. Son œuvre en perpétuel devenir est d’une richesse et d’une diversité qui déjouent toutes les tentatives de définition.
“Je cherche depuis dix ans le mot juste pour décrire la fleur de l’amandier au printemps. La beauté de la Palestine dit combien l’occupant reste étranger à la nature. Et peut-être que ce que le poète peut donner de plus fort à la résistance palestinienne, c’est de trouver le mot pour dire la fleur de l’amandier”.
_______________________
Du 5 au 31 mars > Exposition
Les Oreilles ont des murs
Exposition du photographe franco-égyptien Nabil Boutros
Reportage à Jérusalem et dans les Territoires Palestiniens au cours des répétitions et de la tournée d’Antigone en 2011
De quel côté du mur se trouve la Prison ? De quel côté se trouve la Propriété ? Du côté de celui qui tient les clefs du passage, dirait-on. Du côté du Droit, pourrait-on penser, à moins que ce ne soit du côté de l’Élu... Mais “Un élu, c’est un homme que le doigt de Dieu coince contre un mur”, écrivait Jean-Paul Sartre dans le Diable et le bon Dieu. Il est assez étonnant de constater que les trois religions monothéistes n’arrivent pas à partager un même Dieu. À l’intérieur d’une même confession également, les “élus” ont du mal à partager les lieux saints...
Jérusalem, aujourd’hui, est un condensé de ces questions. Il serait plus juste de dire crispation, un drame quotidien fait de mille et une histoires difficiles à vivre et à entendre. C’est probablement pour cette raison que les oreilles ont des murs. Les images vécues et récoltées à Jérusalem sont prises dans ce filet de pensées et de sentiments. C’était en juin 2011.
Nabil Boutros
_______________________
Dimanche 1er avril - 16h > Concert
Le Trio Joubran "AsFâr"
Samir Joubran, oud - Wissam Joubran, oud - Adnan Joubran, oud - Youssef Hbeisch, percussions
Venus de Nazareth, les trois frères Samir, Wissam, et Adnan Joubran sont les héritiers d’une famille de luthiers de Palestine dont l’histoire court sur quatre générations. L’origine du Trio remonte à plus de dix ans, avec les premiers disques de Samir Joubran, l’aîné : Taqaseem (1996) et Sou’fahm (2001). Pour le troisième, Tamaas (2003), il est rejoint par son frère Wissam. Avec l’arrivée du cadet Adnan, Randana marque la véritable naissance du Trio Joubran. Il est suivi par Majâz en 2007, une œuvre qui les impose comme des “musiciens mélomanes“ avertis, capables de conquérir le public dès les premières notes...
Vient en 2009 À l’ombre des mots avec Mahmoud Darwich, un projet qu’ils décrivent comme un éloignement dans l’âme, imposé par l’histoire et qui a été écrit et récité par le poète avec lequel ils ont travaillé pendant de longues années, qu’ils ont accompagné jusqu’à la fin, et dont l’aura a parcouru le globe, de l’Europe à l’Amérique en passant par le Monde Arabe. C’est lui qui leur a tracé ce fabuleux dessein en leur disant : Ne soyez pas des musiciens palestiniens. Soyez des musiciens de Palestine…
En savoir plus sur Asfar en cliquant ici...
ANTIGONE
SOPHOCLE | ADEL HAKIM
05 > MAR 31 2012 / Studio Casanova
Presse télé
Les Mots de minuit - France 2 - Emission du jeudi 8 mars 2012
Maghreb Orient express - TV5 Monde - Emission du dimanche 11 mars 2012
Ivry94.fr - Reportage à l'occasion de la première du spectacle à Ivry le 5 mars 2012
Presse papier, radio et internet
Droit au coeur
Créée en mai 2011 à Jérusalem-Est avec des acteurs du Théâtre
national palestinien, la pièce de Sophocle résonne dans une étonnante
intimité avec l’histoire de la Palestine, la langue arabe, les poèmes de
Mahmoud Darwich. Le débat politique entre la loi de la cité, incarnée
par Créon, et les droits de l’individu, défendus par une Antigone
résistante, paraissent d’une brûlante actualité et vont droit au cœur.
L’esthétique dépouillée, tout en gris et blanc, avec en fond de scène un
mur percé de carrés de lumière, met en valeur l’intensité des
comédiens. Le chœur, incarné par trois hommes qui chantent et dansent
accompagnés par le Trio Joubran, est particulièrement réussi. Le travail
du metteur en scène Adel Hakim s’efface avec art pour rendre
incandescente la parole de Sophocle et révéler le talent des acteurs.
Sylviane Bernard-Gresh - TELERAMA SORTIR
"Antigone", drame palestinien
A Jérusalem a émergé une scène de comédiens palestiniens. Et c'est dans ce territoire en crise qu'ils ont créé leur espace de ralliement en 1984....
Thameur Mekki - LE MONDE
"Antigone" en Palestine
C’est un spectacle dont la beauté plastique, la rigueur n’étouffent jamais l’émotion soulevée par les mots de Sophocle, la musique du Trio Joubran, le talent radieux des interprètes. Parfois les applaudissements éclatent parce qu’une réplique semble correspondre exactement à la réalité douloureuse du peuple palestinien. Mais c’est l’art et le partage qui réunissent ici le public. Pas les discours politiques.
Armelle Héliot – LE FIGARO
Un sens neuf à la tragédie de Sophocle
On imaginait pas pareil choc. Comme si d'être jouée par des comédiens porteurs d'une histoire brûlante, la leur, celle du peuple palestinien, Antigone, la tragédie de Sophocle, prenait soudain un sens neuf. Dérangeant, et bouleversant. Nous voilà avec un spectacle complètement d'aujourd'hui au coeur même de la tragédie antique.
Fabienne Pascaud - TELERAMA
"Antigone", à la terre promise
Deux millénaires plus tard, Antigone, la plus tragique des héroïnes de Sophocle, trouve un nouvel écho dans la mise en scène d’Adel Hakim. Un choix d’une extrême justesse. Le rapport à l’autorité, au pouvoir, la dignité des rebelles et l’attachement à la terre natale convergent dans la tragédie antique et la situation palestinienne.
Eva Fichefeux – LIBERATION
"Antigone" made in Palestine
Servie par une troupe d’acteurs remarquables, l’ "Antigone" d’Adel Hakim se joue en habits de ville devant le palais de Créon qui, dans la belle scénographie d’Yves Collet, ressemble à s’y méprendre à la skyline d’une ville contemporaine. Apparaissant en hoodie et les cheveux au vent, la jeune Shaden Salim incarne une Antigone aussi libérée des carcans de la religion qu’en révolte contre la loi du tyran. Une magnifique porte-parole pour Sophocle, dont la pensée brille ici plus qu’ailleurs dans sa limpide modernité.
Patrick sourd – LES INROCKUPTIBLES
Evènement théâtral à Jérusalem
Evènement tant le spectacle présenté en arabe relève d’une haute qualité artistique. Le choix de la pièce de Sophocle, Antigone, est d’une extrême justesse par rapport à la situation palestinienne sans qu’il ait été besoin de la « contraindre » de quelque manière que ce soit, de lui faire dire autre chose que ce qu’elle dit.
Jean-Pierre Han – L’HUMANITE
Une tragédie superbe aux échos contemporains
Une magnifique Antigone, interprétée par Shaden Salim. Jouée en arabe avec une version française surtitrée, la langue exprime une formidable vitalité, tout en se pliant aux accents les plus tragiques. L’excellente musique du Trio Joubran, virtuose de l’oud, accentue les échos de ce texte vieux de près de 2500 ans.
Jean-Luc Bertet – LE JOURNAL DU DIMANCHE
Une mise en scène à la délicatesse de pinceau
La vision d’Adel Hakim lie Sophocle au monde actuel mais ne le relie à aucun événement ni à aucun personnage. Du moins de façon visible. La lumière a les bleus sombres des nuits de Jérusalem. Tout est exprimé, dans le jeu nerveux doublé d’une mise en scène à la délicatesse de pinceau, sans qu’on déplace le génie grec : la douleur intime et le mensonge des puissants.
Gilles Costaz – POLITIS
"Antigone" à l'heure palestinienne
Un hymne à la résistance et à la lutte contre l'arbitraire. Dans le rôle d'Antigone, Shaden Salim irradie la scène de sa seule présence. Elle est fragile et forte à la fois, belle et majestueuse dans sa volonté inflexible de ne pas en rabattre sur ses idées et ses principes moraux.
Jack Dion - MARIANNE 2
Un geste artistique et politique qui force l'admiration.
Un très beau spectacle, dans un espace solennel et sobre d'Yves Collet, qui signe également les lumières Des comédiens qui ont le sens de la simplicité tragique et qui, sans excès d'expressivité, nous rendent proche la situation. Accompagnant les beaux timbres des interprètes, la musique du trio Joubran ajoute à l'émotion, tandis que l'on entend aussi la voix de Mahmoud Darwich disant son poème « Sur cette terre »
II y a une grande beauté, une grande dignité, une grande émotion qui se dégagent de ce spectacle, qui parle d'un monde très ancien comme du pur présent. C'est très troublant.
Armelle Héliot - LE QUOTIDIEN DU MEDECIN
Une remarquable énergie
Ce spectacle joué par les acteurs du Théâtre national palestinien, dégage une remarquable énergie. Ici, le texte de Sophocle, vieux de 2 500 ans et enrichi d'un magnifique poème de Mahmoud Darwich, acquiert une portée universelle, celle de l'attachement à la terre natale.
Marianne Dardard - LA VIE
Une Antigone palestinienne
On est frappé par la résonance de la tragédie palestinienne contemporaine avec le texte de Sophocle, qui date de près de deux mille cinq cents ans. Pas d’identification avec des situations historiques, des lieux ou des personnages, mais une mise en abîme autour de la notion d’injustice et une méditation philosophique sur la rébellion et le sens du sacré. La langue de Sophocle, adaptée par Adel Hakim, et la langue arabe se font échos et donnent corps à la tragédie mythique.
Marina Da Silva – LES BLOGS DU MONDE DIPLOMATIQUE
Tournée du Théâtre National de Palestine
Adel Hakim a travaillé deux mois l’année dernière à Jérusalem pour créer Antigone. Il a
clairement placé l’action dans le monde contemporain. Pendant la création de la pièce, les
acteurs se sont inspirés des révolutions arabes pour façonner leurs personnages…
Journal du 7 mars 2012 à 18h - FRANCE INTER
Une Antigone Palestiniennes en tournée dans toute la France
Interprétée par des acteurs palestiniens, la tragédie de Sophocle retrouve un nouveau souffle qui résonne avec l’actualité de ces derniers mois, notamment le printemps arabe et la chute de nombreux dictateurs du Maghreb au Moyen-Orient. Les acteurs et le public palestinien se sont identifiés aux personnages de la pièce. Dans la tragédie de Sophocle, il retrouve des thématiques qu’ils connaissent bien : la rhétorique politique, la tyrannie, les mécanismes de la répression mais aussi le sens du sacré.
Journal du 8 mars 2012 - FRANCE INFO
Elégante et douce mise en scène
Avec une scénographie d’Yves Collet qui transforme le palais de Créon en la skyline d’une cité moderne et des acteurs en costumes modernes, Adel Hakim a mis toute sa confiance dans le texte du démocrate Sophocle. Sa mise en scène est un acte de paix qui ne considère jamais le tragique de son épilogue comme inéluctable. A la tête de la troupe, on soulignera l’engagement remarquable de la belle Shadem Salim qui incarne avec brio une Antigone sans voile et les cheveux en bataille. Cette figure mythique, venue d’un au-delà des monothéismes, incarne la revendication d’une liberté pour les femmes. Une question au coeur du débat sur l’avenir de toutes les révolutions arabes.
Patrick Sourd - EVENE.FR
Un hymne à la vérité et à la vie
Comment ne pas s'émerveiller de la beauté intemporelle de cette "Antigone", qui transcende les époques, les cultures, les langues? On sort ébloui de ce théâtre de lumière et d'ombres, remède salutaire contre les fauteurs de haine et de malheur.
SPECTACLES SELECTION
Les acteurs palestiniens sont absolument magnifiques
La mise en scène d’Adel Haim est d’une belle sobriété. Devant un mur d’enceinte composé de multiples petites ouvertures, Antigone va tenir tête à Créon. La langue de Sophocle se marrie admirablement à la langue arabe.
SCENESWEB.FR
Sophocle ne nous a jamais paru aussi proche, aussi vrai
Adel Hakim réussit à nous rendre vivant cette histoire familiale insensée où chaque génération est accablée. Ce qui fait la force de ce travail c’est à la fois la grande rigueur de la mise en scène, une direction d’acteurs exemplaire – tous les sept sont excellents Hussam Abu Eisheh, Alaa Abu Garbieh, Kamel Al Basha, Mahmoud Awad, Yasmin Hamaar, Shaden Salim, Daoud Toutah - mais aussi la subtilité des rapports entre le texte de Sophocle et les musiques du Trio Joubran. Allez absolument voir ce spectacle et vous redécouvrirez Sophocle.
Philippe du Vignal – THEATRE DU BLOG
Une véritable pépite
Adel Hakim laisse parler le texte dans ce qu'il a de plus beau et d'universel et la parole à des comédiens palestiniens au jeu incarné, farouchement humain, qui ne se situent jamais dans la déclamation mais dans l'essence de la vie et de l'humain. Il ne s'agit ni d'une Antigone péplum, ni d'une Antigone orientaliste, mais d'une Antigone résolument contemporaine.
Martine Piazzon - FROOGY'S DELIGHT
La résurrection d’ "Antigone"
Nouvelle "Antigone", rebelle "Antigone". Elle nous arrive de Jérusalem-Est où Adel Hakim et la troupe du Théâtre National Palestinien lui ont redonné vie. Rarement on avait aussi bien entendu la tragédie de Sophocle que dans ce beau spectacle. Joué en arabe, traduit en français et projeté en grec ancien, il nous offre une polyphonie fraternelle. Et la musique du Trio Joubran entre en écho avec lui, comme la voix chaude de Mahmoud Darwich. Emouvant et fort.
Laura Plas – LES TROIS COUPS
C’est fort, beau. Ce n’est pas que troublant. C’est magnifique.
Les sept comédiens assurent une douzaine de rôles. Leur interprétation est absolument formidable. Le spectacle n’a rien de grandiloquent et on a l’impression de découvrir combien ce que le texte original avait de simple et de fort. Les comédiens palestiniens restituent aussi la dimension religieuse perdue par les comédiens français. La mise en scène d'Adel Hakim est parfaitement juste, parvenant à moderniser la tragédie sans lui faire perdre sa spécificité.
A BRIDE ABATTUE
Sophocle empreint d'une belle modernité
Le spectacle est une réussite totale. C'est le travail de l'ensemble de la troupe que nous devons saluer. Celle-ci donne toute son ampleur à la tragédie grecque et la rend en même temps extrêmement contemporaine, par un phrasé dénué d'emphase, un lyrisme des plus naturels, un jeu vif et une sincérité sans faille. Allez-y!
FOUS DE THEATRE
"Antigone" par les acteurs du Théâtre National Palestinien
Ce spectacle, interprété par la troupe du Théâtre National Palestinien, trouve toute sa place en dehors de la Palestine. Car cette création d’Antigone est une merveille d’engagement, de message de paix, d’envie de vivre mais également un merveilleux travail artistique accompli : la puissance de jeu des comédiens, la sobriété et la force de la mise en scène placent cette troupe parmi les plus grandes.
Camille Hazard - UN FAUTEUIL POUR L'ORCHESTRE
Dire la tragédie grecque en langue arabe
Le lyrisme de la tragédie grecque épouse avec grâce les accents gutturaux de l’Arabe. S’appuyant sur le rythme et la musicalité de la langue, le corps des acteurs infléchit une dynamique qui rend compte de la puissance des sentiments sous la forme de gestes amplifiés ou par le mouvement de corps en transes. En mettant le choeur au même niveau que les spectateurs, et en laissant parfois le plateau vide, l’action est projetée à un niveau plus large. Sans jamais forcer le trait, la mise en scène d’Adel Hakim accompagne le jeu des acteurs, suivant pas à pas le texte de Sophocle dans lequel s’invitent les mots du poète Mahmoud Darwich.
THEATRORAMA
L' "Antigone" de Sophocle parle au présent
Accompagnés musicalement par le Trio Joubran, les acteurs offrent un spectacle simple et beau où la parole, loin d'être galvaudée, émeut et fait réfléchir, où le dialogue s'érige contre la détermination aveugle. Echo édifiant à l'actualité, la tragédie sophocléenne brille ici de modernité et invite chacun à préférer la paix à l'orgueil.
TIME OUT PARIS
Un habile mélange de familiarité et de lyrisme
La superposition de la tragédie grecque et de la tragédie palestinienne est d’une évidence tant sur le plan formel, musique, ironie, lyrisme et poésie, que sur le fond, stratégie politique, manipulation du discours, sens du sacré, mécanismes de la répression ou relation hommes-femmes.
SNES - FSU
ANTIGONE
SOPHOCLE | ADEL HAKIM
05 > MAR 31 2012 / Studio Casanova
3 avril 2012 Théâtre André Malraux à Chevilly-Larue
5 avril 2012 Espace Jacques Prévert à Aulnay-sous-Bois
6 avril 2012 Théâtre de La Nacelle à Aubergenville
11 avril 2012 Scène Watteau à Nogent-sur-Marne
13 avril 2012 Théâtre Jean Arp à Clamart
17 au 19 avril 2012 Théâtre des Deux Rives à Rouen
26 et 27 avril 2012 Le Trident à Cherbourg
3 mai 2012 Théâtre La Piscine à Châtenay-Malabry
5 mai 2012 Centre Culturel des Portes de l’Essonne à Athis-Mons
11 mai 2012 La Ferme du Bel-Ebat à Guyancourt
15 mai 2012 Centre Gérard Philipe à Champigny
22 mai 2012 Théâtre de Cachan
25 mai 2012 Théâtre de Vénissieux
29 mai 2012 Scène des 3 Ponts à Castelnaudary
ANTIGONE
SOPHOCLE | ADEL HAKIM
05 > MAR 31 2012 / Studio Casanova
March
| Date | Horaire | Lieu |
|---|---|---|
| Mo 05 | 20:00 | Studio Casanova |
| Tu 06 | 20:00 | Studio Casanova |
| We 07 | 20:00 | Studio Casanova |
| Th 08 | 19:00 | Studio Casanova |
| Fr 09 | 20:00 | Studio Casanova |
| Sa 10 | 20:00 | Studio Casanova |
| Mo 12 | 19:00 | Studio Casanova |
| Tu 13 | 20:00 | Studio Casanova |
| We 14 | 20:00 | Studio Casanova |
| Th 15 | 19:00 | Studio Casanova |
| Fr 16 | 20:00 | Studio Casanova |
| Sa 17 | 20:00 | Studio Casanova |
| Mo 19 | 19:00 | Studio Casanova |
| Tu 20 | 20:00 | Studio Casanova |
| We 21 | 20:00 | Studio Casanova |
| Th 22 | 19:00 | Studio Casanova |
| Fr 23 | 20:00 | Studio Casanova |
| Sa 24 | 20:00 | Studio Casanova |
| Mo 26 | 19:00 | Studio Casanova |
| Tu 27 | 20:00 | Studio Casanova |
| We 28 | 20:00 | Studio Casanova |
| Th 29 | 19:00 | Studio Casanova |
| Fr 30 | 20:00 | Studio Casanova |
| Sa 31 | 20:00 | Studio Casanova |

