Théâtre des Quartiers d’Ivry

road_vous_etes_ici
Accueil > La Saison > Spectacles à Ivry > Norma Jean

NORMA JEAN

JOYCE CAROL OATES | JOHN ARNOLD

03 > JAN 29 2012 / Théâtre d'Ivry Antoine Vitez

Durée du spectacle : environ 3h avec entracte

 

"Je suis La Blonde… La plus célèbre pin-up de l’humanité… C’est plutôt un honneur non ?... J’aime que vous me regardiez… J’espère que vous arrêterez jamais… Je suis Miss Golden Dreams… C’est une sacrée responsabilité, trouvez-pas. Dîtes-moi ce que vous aimez l’mieux et j’le ferai… J’garderai tous vos secrets… J’vous adorerai, aimez-moi seulement et pensez quelquefois à MARILYN… Brisez-moi le cœur espèce de salauds. Oh hé ! Soyons HEUREUX ENSEMBLE s’il vous plaît, c’est pour ça qu’on existe… "

Norma Jean, c’est l’histoire d’une Blonde-Cendrillon de la côte Ouest. Si les citrouilles se transforment en carrosses, elles carburent au whisky et à la vodka et laissent dans leurs sillages des traînées de cocaïne, les rôles des petites souris sont tenus par des rats et des porcs, et le prince charmant ne l’est pas du tout.
Montrer sur scène l’histoire de Marilyn Monroe, par le biais d’un monologue de sa mère internée ou d’un dialogue avec un médecin ou des infirmières, la voir elle, en chair et en os, avec tous les autres, Di Maggio, Miller, Kennedy, Zanuck… célèbres ou pas, bref, Hollywood, tout un monde qui, l’instant d’une représentation, redescend sur terre et s’incarne.
C’est le grand carnaval carnivore qui dévore des yeux la déesse avant de l’immoler et de faire de son cadavre une légende, et cette Blonde c’est la fille sur qui tombe la malédiction.

Je ne crois pas avoir jamais éprouvé des sensations aussi intenses qu’à la lecture de Blonde, le roman-fleuve de Joyce Carol Oates il y a trois ans. Le livre m’a littéralement inspiré, englouti, a été mon compagnon de nuit.
Le désir de faire une adaptation du roman pour le théâtre s’est alors tout naturellement imposé, je me disais que ce que j’avais ressenti, seul, pouvait l’être aussi par d’autres, collectivement.
John Arnold

Joyce Carol Oates est née en 1938. Professeur à Princeton, elle est l’auteur d’une trentaine de romans et recueils de nouvelles, pour la plupart traduits en français. Elle est considérée comme l’une des plus grandes romancières américaines d’aujourd’hui.


Coproduction : Théodoros Group, Théâtre des Quartiers d’Ivry. Avec l’aide à la production de la DRAC Ile-de-France, Ministère de la Culture et de la Communication. Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National. Avec le soutien du Théâtre Firmin-Gémier / La Piscine, du Fonds d’Insertion pour Jeunes Artistes Dramatiques, DRAC et Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, de Scènarts et de Tango Prod.

Reportage
sur www.ivry94.fr
accessible
en cliquant ici

 

d’après Blonde de
Joyce Carol Oates
adaptation
et mise en scène
John Arnold
scénographie
et costumes
Aurélie Thomas
assistant à la mise en scène
Grégory Fernandes
création lumière
et direction technique
Olivier Oudiou
création sonore
Marc Bretonnière
régisseur général
et lumière
Thomas Cottereau
vidéaste
Michel Ferry
administration
Laurent Pousseur

avec
Aurélia Arto
Philippe Bérodot
Bruno Boulzaguet
Jean-Claude Bourbault
Samuel Churin
Evelyne Fagnen
Antoine Formica
Jocelyn Lagarrigue
Marion Malenfant
Olivier Peigné
Fabienne Périneau
Maryse Poulhe
John Arnold

Remerciements aux
Théâtre de l’Europe Odéon,
Théâtre du Rond Point,
Théâtre de l’Atalante,
Théâtre National
de Toulouse,
à Joyce Carol Oates, Hélène Lausseur, Anne-Lorraine Vigouroux
et à Valentine Vidal sans qui la pièce n’aurait été écrite.

NORMA JEAN

JOYCE CAROL OATES | JOHN ARNOLD

03 > JAN 29 2012 / Théâtre d'Ivry Antoine Vitez

 

RENCONTRE
Dimanche 15 janvier
à l’issue de la représentation avec l’équipe artistique du spectacle

____________________________

RETROSPECTIVE MARILYN MONROE
ET RENCONTRE AVEC JOHN ARNOLD AU LUXY

Cinéma Arts et essai Le Luxy à Ivry  


Quatre films du 4 au 31 janvier
> La Rivière sans retour de Otto Preminger

> The Misfits de John Huston 

> Les Hommes préfèrent les blondes de Howard Hawks 

> Certains l’aiment chaud de Billy Wilder

Soirée Marilyn Monroe le lundi 16 janvier

> Les Hommes préfèrent les blondes à 18h15

> The Misfits à  20h30

Rencontre avec John Arnold qui met en scène Norma Jean à l’issue de la deuxième projection.

Horaires détaillés sur www.luxy.ivry94.fr

____________________________

RÉPÉTITIONS OUVERTES AU PUBLIC RELAIS
 
Nous donnons la possibilité aux Relais du Théâtre de découvrir, au Studio Casanova, le travail de répétition et le spectacle en avant-première, avant la venue au spectacle avec un groupe de personnes.

Pour tous renseignements, contacter l'équipe des Relations avec les publics au 01 43 90 49 45.



 

NORMA JEAN

JOYCE CAROL OATES | JOHN ARNOLD

03 > JAN 29 2012 / Théâtre d'Ivry Antoine Vitez

Une Norma Jean plus vraie que nature
Tel un chœur antique, réunis autour d’un corps recouvert d’un drap, des comédiens annoncent le destin de la blonde la plus célèbre de la planète : Marilyn Monroe. Les visages de clowns grimaçant sur un rideau noir laissent bientôt place à une fillette à la chevelure dorée, gracile et apeurée. Rejetée par un mère au bord de la folie. John Arnold a adapté Blonde, le roman fleuve de Joyce Carol Oates. Il suit fidèlement l’intrigue qui s'attarde sur l'enfance de Norma Jean, une "belle princesse condamnée à chercher dans les yeux des autres la confirmation de sa propre existence".
La jeune actrice menue, Marion Malenfant, brûle véritablement les planches. En nuisette et chaussettes blanches elle compose une femme enfant poignante avant de s’imposer dans le rôle d’une star qui semble s’être toujours punie de n’avoir pas été aimée. Marion Malenfant sait restituer la complexité de Norma Jean Baker, devenue une icône qui « appartient au regard du monde ». Ses partenaires soutiennent généreusement cette pousse en devenir. A commencer par la brillante Fabienne Périneau, qui endosse le rôle de sa mère, Gladys Mortensen, ou encore Philippe Bérodot.
Nathalie Simon - LE FIGARO

Bluffant
Elle s'appelle Norma Jean Baker et deviendra Marilyn Monroe, le sex-symbol mondial du XXe siècle. John Arnold a adapté Blonde, le roman-fleuve de Joyce Carol Dates et l'a mis en scène sur le ton d'une comédie poignante et grinçante. L'envers du décor de cette ascension à travers l'usine à rêves s'y prête. Lancée, manipulée comme un produit, Marilyn reste un pion, une image, dans ce monde ultra-machiste du cinéma et de la politique. La jeune comédienne Marion Malenfant, qui l'interprète sans tenter un seul instant de lui ressembler, incarne avec une justesse extraordinaire cette « rencontre entre une névrose et une société de consommation », comme l'avait dit Arthur Miller, son dernier mari. Elle porte la pièce à ses plus hauts points de tension avec une présence et un culot époustouflants. Bluffant.
Jean-Luc Bertet – LE JOURNAL DU DIMANCHE

Portrait d'une enfant blessée
John Arnold, qui tient un rôle dans le spectacle qu'il signe, est un comédien exceptionnel venu du Théâtre du Soleil et qui a fait depuis un long chemin singulier. Interprète, il est puissant, original. Il a adapté l'ouvrage très épais de Joyce Carol Oates (« Blonde ») et suit les différents épisodes de la vie de Marilyn Monroe. John Arnold fait débuter une jeune fille très singulière dans le rôle de Marilyn. Un Tanagra blond, d'une présence troublante, Marion Malenfant. Elle est au coeur du spectacle, elle en est le point de fuite. Elle est étonnante. L'ensemble est fluide et très bien réglé et joué par une douzaine de bons comédiens. Mais avouons que l'évocation de l'enfance, de l’adolescence est encore plus forte grâce à Fabienne Périneau dans le rôle de Gladys Mortensen, la mère.
Armelle Héliot – LE QUOTIDIEN DU MEDECIN

Blonde, le roman sur la vie de Marilyn adapté au théâtre
Création théâtrale événement en ce début 2012 : "Norma Jean" est la première adaptation de"Blonde", le roman fleuve de l’américaine J.C.Oates sur la vie de Marilyn Monroe. Il y a presque 50 ans, la star était retrouvée morte dans sa maison de Los Angeles à seulement 36 ans. Au Théâtre des Quartiers d' Ivry, 13 comédiens racontent sa vie dans une création et une mise en scène audacieuses de John Arnold. Il fallait être un peu fou pour s’attaquer à ce morceau de la littérature américaine publié dans le monde entier, qui reprend l’hypothèse du meurtre de Marilyn orchestré par le FBI et la garde rapprochée du Président Kennedy. John Arnold a mis quatre ans pour écrire et monter son projet. Il est tombé littéralement amoureux de cette histoire. Et le public lors de la première représentation le 3 janvier dernier a chaleureusement applaudi cette création théâtrale où les comédiens jouent une cinquantaine de personnages.
La mort de Marilyn Monroe, un suicide pour la version officielle, mais depuis un demi-siècle, toutes les hypothèses, théories et fantasmes n’ont cessé d’entourer la disparition de celle qui était devenue à 36 ans, "la plus célèbre pin-up de l’humanité", "Miss Golden Dreams", c'est ainsi qu'elle parlait d'elle avec humour.
A la manière de Dogville, le film de Lars Von Trier, cette pièce de presque trois heures donne une place centrale aux 13 acteurs excellents et à leurs mouvements. "Marilyn est la Cendrillon du XXè siècle", souligne John Arnold. La pièce se déroule comme un conte, et débute comme un thriller.
Norma Jean est interprétée par une jeune comédienne prometteuse Marion Malenfant, petite poupée aux longs cheveux d’or ondulés, au corps d’une blancheur de porcelaine, la voix légèrement grave et brisée, incarne avec fougue et maitrise tous les âges de Norma Jean / Marilyn.
Claire Baudéan – FRANCE INFO

La tragédie de «Norma Jean» made in Marilyn
La pièce débute comme un conte funeste avec, allongée sous un drap, une belle au bois dormant qui, au pays du stress et des paillettes, n’aurait jamais su trouver son équilibre, créature trop vulnérable, prématurément usée d’avoir tant crié «je veux qu’vous m’aimiez» à tous les machos, pygmalions, producteurs, président plus ou
moins veules et libidineux ayant croisé un jour sa route cabossée.
En tête d’une distribution où chaque protagoniste incarne de deux à cinq personnages, Marion Malenfant, 23 ans, saisit sa chance avec aplomb. Aussi ambitieuse que paumée, elle trouve la juste distance pour incarner une des héroïnes tragiques les plus médiatisées du XXe siècle.
Gilles Renault - LIBERATION

Marilyn incarnée...
Marion Malenfant, la jeune comédienne, qui a la lourde tâche d'incarner la star de six à trente-six ans, s'en sort à merveille - tour à tour petite fille perdue, jeune femme ambitieuse, étoile émerveillée, puis brisée. Son monologue, nue, face à la salle éclairée, est maîtrise de bout en bout. C'est sûr, elle est Norma Jean à s'y méprendre.
Philippe Chevilley – LES ECHOS

Un texte et des acteurs beaux et sublimés, un grand spectacle intelligent
C’était il y a deux jours, un parfum d’Hollywood a envahi nos narines parisiennes. La Blonde mythique a investi la scène du Théâtre des Quartiers d’Ivry, Antoine Vitez. Ladies and gentlemen, now u’ll see the golden dreams of America, the one, the precious, the amazing, the womaaaaaaaannnnnnnnn, Miss Marilyn Monroe ! Tonnerre d’applaudissements ! La salle comble était en effervescence. C’est normal. Qu’il est émouvant de découvrir ou redécouvrir une légende du cinéma!
John Arnold a choisi de s’inspirer du roman fleuve de Joyce Carol Oates « Blonde », retraçant l’histoire de Norma Jean. Pendant près de trois heures, vous pourrez percevoir une version de la vie de Marilyn Monroe. Certains pourront penser à Ibsen ou à T. Williams, où la fragilité de la femme est mise à nue et où le sublime côtoie le sordide.
D’une manière générale, la narration de la pièce est conçue de manière elliptique, en faisant défiler une sorte de diaporama de la vie de Monroe, dans une danse macabre, où la prose narrative se superpose à l’action, où la poésie et le vulgaire s’entremêlent délicatement, et où le vulgaire n’est jamais là où on l’attend, comme cette nudité naturelle, qui n’effraie pas et qui fascine.
Bien sûr, ça ne serait pas possible sans un texte profond et émouvant, beau et captivant, sans des acteurs superbes et étonnamment crédibles. La Norma Jean incarnée par Marion Malenfant, pourtant loin du physique de la star, est troublante et attachante. Sa voix et sa taille lui permettent de passer avec fluidité de l’enfance à l’âge adulte, tout en restant une femme-enfant désillusionnée.Fabienne Périneau en mère cinglée est brillante, le manager aussi est très crédible, tout comme le jeune Antoine Formica en Cass Chaplin, et John Arnold lui-même côté spectateurs est parfait dans ses rôles. Un vrai coup de coeur pour Maryse Poulhe qui incarne les tantes de Norma entre autres. Avec elle, on joue dans la cour des grands.
Rachelle Dhéry – UN FAUTEUIL POUR L’ORCHESTRE

Un spectacle choral
La pièce de John Arnold est une plongée hypnotique en 3 heures dans la vie maudite de Norma Jean Baker. En s’attachant à sa construction psychologique (enfance, adolescence, pin-up, star et chute), elle brouille l’image du sex-symbol pour retenir celle de la femme/enfant aux prises avec une névrose et sa confrontation au rêve américain comme malédiction. A travers une série de scénettes rapides et nerveuses, qui sont autant de flashs rétrospectifs sur cet itinéraire hors norme, traitées de manière réaliste ou distanciée avec de vraies trouvailles empruntées aux comics, se dessine le portrait d’une femme immature, en manque de repères affectifs, avide d’amour et de tendresse.
John Arnold orchestre avec fluidité une mise en scène qui fait la part belle à des envolées dramatiques, oniriques et ludiques, le tout au service de 13 acteurs multi-rôles qui s’emparent avec conviction de cette ambivalence où se déjoue la vérité d’une femme et sa désincarnation totale entre sa quête d’absolu et le fantasme brut qu’elle renvoyait.
La jeune comédienne Marion Malenfant incarne avec intensité et une sensibilité touchante Norma Jean, éternelle femme enfant, avant d’endosser le rôle de la star désinhibée puis celui de l’étoile brisée.
Un spectacle choral autour d’un personnage mythique dont la brûlure crépusculaire n’a pas fini de fasciner…
Amaury Jacquet – PUBLIK’ART

Poignante variation autour de la vie
Au cœur d'une scénographie dépouillée mais néanmoins structurée, douze excellents acteurs nous donnent à voir la vie subie plus que choisie de celle qui passa à côté de ses rêves les plus simples, en incarnant ses proches ainsi que son entourage professionnel. Toutes les périodes  de l'existence de l'actrice, ses souffrances psychologiques, sont évoquées ici en évitant habilement clichés, raccourcis ou imitations. La multiplication des séquences,  les dialogues brefs et incisifs de John Arnold donnent à cette tragédie (paradoxalement souvent drôle) un rythme effréné qui nous entraîne à cent à l'heure dans une course au bonheur hollywoodienne à l'issue fatale. Les images de ce tourbillon presque onirique sont tour à tour belles, fortes,  ou violentes, quelquefois à la limite du supportable, portées par des comédiens qui sont allés chercher, avant toute ressemblance physique avec les personnages souvent connus qu'ils interprètent, une authenticité et une sincérité du sentiment.
Et Marilyn? Qui a osé endosser l'impensable responsabilité de prendre les traits de la star? Elle s'appelle Marion Malenfant, et à l'instar du travail accompli par ses camarades de scène, elle  a su trouver l'essence et la vérité de Norma Jean Baker. D'une beauté enfantine, frêle, torturée, extrêmement touchante, aussi juste en gamine de sept ans qu'en étoile trentenaire, innocente ou provocante, elle propose un jeu en retenue et profondeur, explosant lors des quelques monologues qui ponctuent la représentation, tels des sursauts de vie, des appels à l'amour,  des appels au secours. Au delà de son aspect biographique passionnant, ce spectacle est une poignante variation autour de la vie qui nous échappe et que l'on ne contrôle pas toujours.
FOUS DE THEATRE.COM

Happy birthday to you, Miss Norma Jean
Le metteur en scène de ce fleuve romanesque, John Arnold qui joue aussi le père en filigrane, a fait le choix judicieux d’un apparent dépouillement. Plateau très vaste, quasi vide, sur lequel les rôles s’interchangent et virevoltent avec rapidité, violence, drôlerie. Emotion surtout, lorsque la frêle héroïne, malmenée, naïvement lucide, vient mettre en œuvre son dénudement. Marion Malenfant est bouleversante, toute petite chose que les autres s’autorisent à violenter au physique comme au mental, dans une blondeur qui rend les strass presque superflus.
Annick Drogou – SPECTACLE SELECTION

La construction du fantasme
La Terrasse - Entretien avec John Arnold

Cliquez ici pour lire l'entretien

 

NORMA JEAN

JOYCE CAROL OATES | JOHN ARNOLD

03 > JAN 29 2012 / Théâtre d'Ivry Antoine Vitez

3 février 2012 Théâtre La Piscine à Chatenay Malabry
9 mars 2012 Centre Culturel Jean Arp à Clamart
13 mars 2012  Scène Nationale d’Alençon – Flers (Mortagne au Perche)
1er avril 2012 Théâtre Jean Vilar de Suresnes
5 et 6 avril 2012 Théâtre National de Toulouse