Théâtre des Quartiers d’Ivry

L’ILLUSION COMIQUE

PIERRE CORNEILLE | ELISABETH CHAILLOUX

04 NOV > 01 DÉC 2010 / Théâtre d’Ivry Antoine Vitez

Durée : 2h

“ Voici un étrange monstre… Le premier acte n’est qu’un prologue, les trois suivants sont une comédie imparfaite, le dernier est une tragédie, et tout cela cousu ensemble fait une comédie. Qu’on en nomme l’invention bizarre et extravagante tant qu’on voudra, elle est nouvelle.” Pierre Corneille

Un père désespéré à la recherche de son fils disparu consulte un magicien pour retrouver le fugueur. Le mage fait apparaître au père stupéfait l’image de son fils, Clindor, devenu serviteur de Matamore, un guerrier extravagant et amoureux d’Isabelle. Clindor aime Isabelle mais il fait aussi la cour à Lise. Isabelle aime Clindor mais elle doit épouser Adraste. Tromperies, trahisons, délires de Matamore, guet-apens, rixes.  Adraste est tué, Clindor emprisonné et condamné à mort. Mais… Lise séduit le geôlier. Evasion, fuite :
“ Beaucoup les poursuivront mais sans trouver leurs traces ”

Le père respire, son fils est sauvé. Le mage lui montre la dernière aventure de Clindor : le voici marié à Isabelle et favori du prince Florilame dont il courtise la femme. Il se fait poignarder par les sbires du mari. Désespoir du père. Mais…
“ Le traître et le trahi, le mort et le vivant
Se trouvent à la fin amis comme devant”

Clindor, dans ses tribulations, s’est fait acteur. Le père vient d’assister à une pièce de théâtre.
Sur le plateau, toute la magie du théâtre : les ombres, les lumières, les costumes. Et le plus beau des artifices, le plus violent des charmes , la langue de Corneille, à la fois étrange et familière, concrête et poètique :
                “.... Voyez déjà paraître
Sous deux fantômes vains votre fils et son maître ”

Le théâtre est l’art de faire vivre des fantômes : le fou, l’amoureux, le geôlier, la princesse… servir un fou, tuer son rival, languir dans un cachot, enlever celle qu’on aime, puis mourir, victime de la jalousie de son prince, ne s’exprimer qu’en vers et créer un monde virtuel bien plus intense que le réel. L’Illusion comique est un jeu de miroir qui pousse les acteurs à s’aimer, à se trahir, à mourir “ comme au théâtre“.
Elisabeth Chailloux

mise en scène
Elisabeth Chailloux
scénographie, lumière
Yves Collet
costumes
Agostino Cavalca
assisté de
Dominique Rocher
Isabelle Gontard
images de scène
Michaël Dusautoy

Yves Collet
son
Anita Praz
masques et maquillages
Nathalie Casært
assistante à la scénographie
Perrine Leclere-Bailly
conception machinerie
Franck Lagaroje
assistant lumière
Nicolas Bats

avec
Raphaèle Bouchard
Frédéric Cherboeuf
Etienne Coquereau
Jean-Charles Delaume
Malik Faraoun
François Lequesne
Adrien Michaux
Lara Suyeux

Une production
du Théâtre des Quartiers d’Ivry

L’ILLUSION COMIQUE

PIERRE CORNEILLE | ELISABETH CHAILLOUX

04 NOV > 01 DÉC 2010 / Théâtre d’Ivry Antoine Vitez

RENCONTRE
Vendredi 12 novembre
à l’issue de la représentation   
avec l’équipe artistique du spectacle


PROJET THÉÂTRE ET CINÉMA
Le théâtre et le cinéma Le Luxy proposent à des lycéens ivryens de travailler sur L’Illusion comique. Ils vont étudier la pièce, assister au spectacle et voir le film réalisé par Mathieu Amalric avec les comédiens de la Comédie Française. Des rencontres avec les artistes sont prévues en novembre.

 

L’ILLUSION COMIQUE

PIERRE CORNEILLE | ELISABETH CHAILLOUX

04 NOV > 01 DÉC 2010 / Théâtre d’Ivry Antoine Vitez

 

“ L’Illusion comique “ qui réveille la magie de Corneille

Elisabeth Chailloux sait rendre le théâtre accessible sans rien lui faire perdre de son mystère. Entourée d’une équipe artistique d’excellence, elle fait lever les orages désirés, les sombres charmes. Un plateau de bois, des quinquets et au fond un ciel nocturne : nous pénétrons avec Pridamant (François Lequesne, douloureux et bon) dans la grotte d’Alcandre (Malik Faraoun, aristocratique)… Bientôt nous découvrons Clindor, le fils prodigue (Frédéric Cherbœuf, sensible et fin), Matamore (Jean-Charles Delaume, survolté, formidable). Dans plusieurs apparitions, dont Géronte et le geôlier (Etienne Coquereau, très juste) et dans un étonnant parcours qui va de Dorante jusqu’à Rosine travestie (Adrien Michaux, mobile à souhait). Dans les rôles d’Isabelle (remarquable Raphaèle Bouchard) et de Lyse (délicieuse Lara Suyeux), les jeunes filles imposent leurs lois charmantes. Un régal ! Le Figaro

C’est une très belle pièce sur l’illusion, celle du regard, celle de l’amour, celle du théâtre. La lecture qu’en fait Elisabeth Chailloux est limpide. Seules les images de lande désolée apparaissent, projetées sur un tulle blanc. Cris des loups et des corbeaux. La caverne d’Alcandre, c’est le plateau presque nu, peu à peu animé par la magie du théâtre. De jeunes comédiens vifs et allègres, un art de l’alexandrin juste, qui chante et pétille. Télérama

La construction de la pièce est géniale. Ce spectacle est brillamment mis en scène par Elisabeth Chailloux. S’appuyant sur la scénographie d’Yves Collet, les costumes d’Agostino Cavalca, son travail est d’une grande précision et de toute beauté. On passe de l’ombre à la lumière, du rire à l’émotion. La troupe, d’une grande qualité est irréprochable. Pariscope

Certes, c’est un hommage au théâtre, à ses codes, à ses roueries, à sa place dans la société. Mais dans le récit fait d’une époque, c’est un tableau amusé et complice d’une certaine jeunesse et de son immoralité dans le jeu amoureux. On peut s’y perdre mais le spectacle trouve la fluidité aquatique de ces événements. Sommes-nous au XVIIe siècle ou aujourd’hui ? Peu importe. Aux deux époques. Le remarquable Matamore de Jean-Charles Delaume est toute la vanité des gloires militaro-théâtrales des siècles lointains. Les autres vivraient plutôt aujourd’hui. Notamment le fiévreux Clindor que Frédéric Cherbœuf interprète avec une vivacité rusée. Cette illusion est l’une des plus justes, des plus sensibles, des moins innocentes que l’on ait vues. Webthea.com


Une Illusion comique éblouissante

L’œuvre mêle farce et comédie, tragédie et commedia dell’arte, et rend un vibrant hommage au théâtre. Elisabeth Chailloux nous réconcilie avec elle. Son illusion éblouit. La mise en scène, intelligente et fine, vive et fougueuse, s’appuie sur des acteurs parfaits et à l’unisson. Ah ! Les morceaux de bravoure de Jean-Charles Delaume, Matamore, pendant le récit de ces exploits imaginaires, la grâce bondissante de Raphaèle Bouchard en Isabelle, l’ardeur complexe de Frédéric Cherbœuf en Clindor, la finesse de Malik Faraoun en Alcandre ou la malice inventive de Lara Suyeux en Lyse… Le Point

Corneille mêle le plus drôle, le plus léger et le plus grave, le plus tragique pour nous entraîner dans une folle pièce qui parle de la jeunesse et est construite sur le mode du théâtre dans le théâtre. Avec intelligence et sensibilité, Elisabeth Chailloux dirige une troupe très talentueuse qui ravie et émeut. Le Figaroscope

De ce petit bijou, Elisabeth Chailloux a tiré une mise en scène particulièrement réussie et réjouissante. Des voilages descendent des cintres et y remontent au fil des scènes, cultivant la confusion du réel et de l’illusion. Des demi-costumes, parfois réduits à des accessoires signifiants, mis en valeur par un habile jeu d’obscurité et de lumières renforcent le sentiment d’indétermination entre rêve et réalité. Quant à la distribution, elle ne peut que faire l’unanimité. Jean-Charles Delaume compose un extraordinaire Matamore. Un spectaculaire bouquet d’illusions où l’intelligence et le plaisir sont en revanche bien réels. Le Journal du Dimanche

L’ILLUSION COMIQUE

PIERRE CORNEILLE | ELISABETH CHAILLOUX

04 NOV > 01 DÉC 2010 / Théâtre d’Ivry Antoine Vitez

 


Les 14 et 15 octobre à la Scène Watteau de Nogent-sur-Marne

Du 19 au 21 octobre au Théâtre d’Angoulême

Le 4 décembre au Théâtre de Corbeil-Essonnes

Le 7 décembre au Carré Magique à Lannion

Les 16 et 17 décembre à la Comédie de l’Est à Colmar

Les 4 et 5 janvier au Théâtre d’Auxerre

Le 8 janvier à l’Espace Marcel Carné à Saint-Michel-sur-Orge

Le 28 janvier aux Passerelles à Pontault-Combault

Le 1er février au Théâtre de Laval

Les 5 et 6 février à La Piscine à Châtenay-Malabry

Du 17 au 19 février à L’Artchipel à Basse-Terre Guadeloupe

Les 11 et 12 mars à Fontenay en Scènes à Fontenay-sous-Bois

Le 15 mars au Théâtre de Chartres

Le 18 mars au Salmanazar à Epernay

Le 24 mars à L’Heure bleue à La Chaux-de-Fonds Suisse

Le 30 mars à l’Opéra de Massy

Video

Vidéo : Annabelle Brunet et Michaël Dusautoy

Dossier du spectacle