Théâtre des Quartiers d’Ivry

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ANTIGONE

SOPHOCLE | ADEL HAKIM

05 > 31 MAR 2012 / Studio Casanova

Durée du spectacle : 1h50

 

AVEC LES ACTEURS DU THEATRE NATIONAL PALESTINIEN
spectacle en arabe - surtitré en français

La Terre et le mur
Pourquoi une Antigone palestinienne ?
Parce que la pièce parle de la relation entre l’être humain et la terre, de l’amour que tout individu porte à sa terre natale, de l’attachement à la terre.
Parce que Créon, aveuglé par ses peurs et son obstination, interdit qu’un mort soit enterré dans le sol qui l’a vu naître. Et parce qu’il condamne Antigone à être emmurée.
Parce qu’enfin, après les prophéties de Tirésias et la mort de son propre fils, Créon comprend son erreur et se résout à réparer l’injustice commise.

Il y a dans la pièce de Sophocle la mise en place d’un processus inexorable constitutif, dans sa simplicité, du principe même de tragédie. Racine disait que ce n’était qu’avec Bérénice (Bérénice, reine de Palestine) qu’il avait atteint ce niveau d’évidence qui est le propre des grands chefs-d’œuvre de la Tragédie Grecque.

Le cœur de la pièce est l’amour que Hémon, fils de Créon, porte à Antigone. Hémon aime Antigone, mais Antigone aime Polynice son frère, Polynice qui est mort. A partir de là, la machine est lancée, le conflit est déclaré entre morts et vivants.

Le cadavre sans sépulture de Polynice, livré en pâture aux chiens et aux oiseaux de proie, devient à son tour anthropophage. Sous les apparences du rationnel, la dispute politique et religieuse entre Antigone et Créon ouvre inexorablement la porte des Enfers par laquelle vont s’engouffrer les vivants. Et le cauchemar commence. Hadès devient le personnage invisible mais principal avec, à ses côtés, le fantôme d’Œdipe et toute la généalogie des Labdacides. “ Les plus courageux cherchent à s’enfuir quand ils voient Hadès en face “, dit Créon. Un face à face qu’on redoute – comme Ismène – ou qu’on souhaite – comme Antigone.

Au milieu d’une mer d’une infinie tristesse – celle du néant, du ciel sans limite ou du monde souterrain, chacun mesure l’immensité de sa solitude devant l’Incontournable, et l’intensité de son amour pour la vie et pour les vivants.

Malgré une fuite effrénée des âmes vers la folie et l’anéantissement, la pièce de Sophocle est un chant d’amour et d’espoir, une symphonie des sentiments, un météore précieux et brillant incrusté dans le noir du ciel qui semble vouloir repousser l’ombre même de la mort, en attisant notre goût pour la lutte et pour la vie.    
 Adel Hakim

Coproduction Théâtre National Palestinien, Théâtre des Quartiers d’Ivry, 
Avec l’aide du Consulat Général de France à Jérusalem, du Centre Culturel Français Chateaubriand, 
du service de coopération italien du Ministère des Affaires Extérieures, du TAM et du Groupe des 20 théâtres en Ile-de-France

mise en scène
Adel Hakim
scénographie et lumière
Yves Collet
musiques
Trio Joubran
texte arabe
Abd El Rahmane Badawi
texte français
Adel Hakim
poème Sur cette terre 
texte et voix
de Mahmoud Darwich
costumes
Shaden Salim
construction décor
Abd El Salam Abdo
collaboration
ateliers Jipanco
vidéo
Matthieu Mullot
et Pietro Belloni
photos
Nabil Boutros
régie (Jérusalem)
Ramzi Qasim
et Imad Samar


avec
Hussam Abu Eisheh
Alaa Abu Garbieh
Kamel Al Basha
Mahmoud Awad
Yasmin Hamaar
Shaden Salim
Daoud Toutah


ANTIGONE

SOPHOCLE | ADEL HAKIM

05 > 31 MAR 2012 / Studio Casanova


AUTOUR D’ANTIGONE


Huit rendez-vous avec le public : mises en espace, lectures,
rencontres avec l’équipe artistique, débats et concert du Trio Joubran.

Entrée libre pour toutes ces manifestations, à l’exception du concert du Trio Joubran.
Réservation indispensable.

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Samedi 10 mars - 16h30 > Lecture - mise en espace

La Flottille - De Grèce à Gaza
création pluridisciplinaire : récit, projections, chants et poèmes viennent alimenter la réflexion sur ce que peut être l’engagement internationaliste aujourd’hui

conception et mise en scène Anastassia Politi - création acousmatique Philippe Blanchard
collaboration artistique Joanne Furlan - avec Etienne Bartholomeus
Joanne FurlanM’hamed Kaki - Anastassia Politi
d’après des extraits du texte La Flottille, solidarité internationale et piraterie d’état au large de Gaza
de Thomas Sommer-Houdeville (Editions La Découverte) et du film documentaire Gaza we are coming
de Yiannis Karypidis et Yorgos Avgeropoulos
poèmes, chants de Mahmoud Darwich, Constantin Cavafy et Amir Hassan

Anastassia Politi, metteur en scène grecque, met en espace des témoignages sur la flotille, ces bateaux qui tentent de rompre le blocus autour de Gaza.

Rencontre à l’issue de la représentation en présence de deux membres du Comité de pilotage international de la Flottille de la Liberté : Thomas Sommer-Houdeville, chercheur en sciences politiques, coordinateur de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP) et Vaggélis Pissias, professeur à l’Institut Supérieur Technologique d’Athènes, coordinateur de la campagne "Ship to Gaza-Greece" (sous réserve).

Une coproduction du Théâtre des Quartiers d’Ivry - Centre dramatique national du Val-de-Marne, de la Ferme de Bel Ebat - Théâtre de Guyancourt et de la compagnie Erinna soutenue par le Conseil régional d’Ile-de-France.
En partenariat avec l’association Les Oranges /www.lesoranges.com
/
www.erinna.org

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Jeudi 15 mars > Rencontre à l’issue de la représentation

Antigone du Moyen-Orient
Rencontre avec l’équipe artistique du spectacle
Modérateur : Dominique Vidal, collaborateur au Monde Diplomatique et spécialiste du Moyen-Orient

Quelle est la signification pour les artistes palestiniens de jouer cette pièce de Sophocle? Rencontre d’un auteur d’il y a 2500 ans avec un conflit contemporain. Comment exercer une activité artistique, et en particulier théâtrale, en Territoires Occupés.

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Samedi 17 mars 2012 - 16h30 > Rencontre

Artistes en territoires de crise
Témoignages et débat sur les conditions de vie et de création artistique en Territoires Occupés

En présence de l’équipe artistique et de Jean-Luc Bertet (journaliste et critique dramatique Journal du Dimanche), Gilles Costaz (journaliste et critique dramatique à Politis) et Jean-Pierre Han (journaliste et critique dramatique, directeur de Frictions, théâtres-écritures et rédacteur en chef des Lettres Francaises)

Antigone aborde les thèmes de la lutte, de la tyrannie, du rapport hommes / femmes, de la religion, de la démocratie, de la justice, des lois temporelles et des Droits de l’Homme... Autant de sujets au centre des préoccupations du Moyen-Orient mais qui, dans un contexte de mondialisation, rejoignent les préoccupations de l’ensemble des habitants de la planète.

Autant de thèmes politiques qui interrogent la Cité. Pourtant le texte de Sophocle est une œuvre artistique d’une grande dimension poétique, pleine de personnages puissants, de situations émotionnelles, avant d’être une œuvre politique. D’où la question de l’Art en tant que miroir du réel.

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Dimanche 18 mars - 15h > Projection, lecture et rencontre

Un dimanche au Luxy

Au Luxy, cinéma d’Arts et essai d’Ivry, 77 avenue Georges Gosnat, métro ligne 7 Ivry / RER C Ivry : projection de L’Attente de Rashid Masharawi, lecture de textes et rencontre.

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Samedi 24 mars - 16h30 > Lecture - mise en espace

Chroniques de la vie palestinienne
Textes de théâtre, poèmes, scènes courtes interprétés
par les acteurs du Théâtre National Palestinien

En arabe et en français, traduction simultanée d’Adel Hakim

En Territoires Occupés, la vie continue. Avec ses drames, ses fêtes, ses amours, ses rêves. Mais la tragédie d’un peuple est avant tout la tragédie des individus, et ces individus, avec leurs aspirations et leurs douleurs, n’ont souvent d’autre solution que de réagir par l’humour et l’ironie. Energie du désespoir peut-être, mais énergie surtout. L’énergie de la vie, de la lutte, du rêve. La volonté d’échapper aux difficultés du quotidien. Cette énergie qui permet de survivre en riant du pire.

Les acteurs jouent en arabe. La traduction est simultanée. C’est aussi l’occasion pour les spectateurs de rencontrer et de dialoguer avec les artistes à la suite de ce “ cabaret ” palestinien.

Rencontre avec les acteurs du Théâtre National Palestinien à l’issue des Choniques de la vie palestinienne
Modérateur : Benjamin Barthes, journaliste au Monde et spécialiste du Moyen-Orient (sous réserve)
En présence de Jean-Claude Lefort (Président de l’association France Palestine Solidarité)

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Samedi 31 mars - 16h30 > Lecture - mise en espace

Nous aussi nous aimons la vie
Poésie palestinienne - En arabe et en français

textes de Mahmoud Darwich, Sonia Khadr et Khaled Jouma
mise en espace Adel Hakim avec des acteurs français et les acteurs du Théâtre National Palestinien

Mahmoud Darwich (1942-2008) est né à Birna en Galilée. Réfugié dans son propre pays, assigné à résidence durant plusieurs années à Haïfa, il quitte Israël pour Le Caire, puis Beyrouth, Paris et Ramallah. Unanimement considéré comme l’un des plus grands poètes arabes contemporains, il est l’auteur d’une trentaine de titres maintes fois réédités et traduits dans près de quarante langues. Son œuvre en perpétuel devenir est d’une richesse et d’une diversité qui déjouent toutes les tentatives de définition.

“ Je cherche depuis dix ans le mot juste pour décrire la fleur de l’amandier au printemps. La beauté de la Palestine dit combien l’occupant reste étranger à la nature. Et peut-être que ce que le poète peut donner de plus fort à la résistance palestinienne, c’est de trouver le mot pour dire la fleur de l’amandier”.

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Du 5 au 31 mars > Exposition

Les Oreilles ont des murs
Exposition du photographe franco-égyptien Nabil Boutros Reportage à Jérusalem et dans les Territoires Palestiniens au cours des répétitions et de la tournée d’Antigone en 2011

De quel côté du mur se trouve la Prison ? De quel côté se trouve la Propriété ? Du côté de celui qui tient les clefs du passage, dirait-on. Du côté du Droit, pourrait-on penser, à moins que ce ne soit du côté de l’Élu... Mais “Un élu, c’est un homme que le doigt de Dieu coince contre un mur”, écrivait Jean-Paul Sartre dans le Diable et le bon Dieu. Il est assez étonnant de constater que les trois religions monothéistes n’arrivent pas à partager un même Dieu. À l’intérieur d’une même confession également, les “élus” ont du mal à partager les lieux saints...

Jérusalem, aujourd’hui, est un condensé de ces questions. Il serait plus juste de dire crispation, un drame quotidien fait de mille et une histoires difficiles à vivre et à entendre. C’est probablement pour cette raison que les oreilles ont des murs. Les images vécues et récoltées à Jérusalem sont prises dans ce filet de pensées et de sentiments. C’était en juin 2011.
Nabil Boutros

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Dimanche 1er avril - 16h > Concert

Le Trio Joubran "AsFâr"

Samir Joubran, oud - Wissam Joubran, oud- Adnan Joubran, oud - Youssef Hbeisch, percussions

Venus de Nazareth, les trois frères Samir, Wissam, et Adnan Joubran sont les héritiers d’une famille de luthiers de Palestine dont l’histoire court sur quatre générations. L’origine du Trio remonte à plus de dix ans, avec les premiers disques de Samir Joubran, l’aîné : Taqaseem (1996) et Sou’fahm (2001). Pour le troisième, Tamaas (2003), il est rejoint par son frère Wissam. Avec l’arrivée du cadet Adnan, Randana marque la véritable naissance du Trio Joubran. Il est suivi par Majâz en 2007, une œuvre qui les impose comme des “musiciens mélomanes“ avertis, capables de conquérir le public dès les premières notes...

Vient en 2009 À l’ombre des mots avec Mahmoud Darwich, un projet qu’ils décrivent comme un éloignement dans l’âme, imposé par l’histoire et qui a été écrit et récité par le poète avec lequel ils ont travaillé pendant de longues années, qu’ils ont accompagné jusqu’à la fin, et dont l’aura a parcouru le globe, de l’Europe à l’Amérique en passant par le Monde Arabe. C’est lui qui leur a tracé ce fabuleux dessein en leur disant : Ne soyez pas des musiciens palestiniens. Soyez des musiciens de Palestine…

En savoir plus sur Asfar en cliquant ici...

ANTIGONE

SOPHOCLE | ADEL HAKIM

05 > 31 MAR 2012 / Studio Casanova

« Antigone » en Palestine
C’est un spectacle dont la beauté plastique, la rigueur n’étouffent jamais l’émotion soulevée par les mots de Sophocle, la musique du Trio Joubran, le talent radieux des interprètes. Parfois les applaudissements éclatent parce qu’une réplique semble correspondre exactement à la réalité douloureuse du peuple palestinien. Mais c’est l’art et le partage qui réunissent ici le public. Pas les discours politiques.
Armelle Héliot - LE FIGARO

Antigone, la Palestinienne
Une tragédie superbe aux échos contemporains. Une magnifique Antigone, interprétée par Shaden Salim. Jouée en arabe avec une version française surtitrée, la langue fleure bon la Méditerranée et exprime une formidable vitalité, tout en se pliant aux accents les plus tragiques. L’excellente musique du Trio Joubran, virtuose de l’oud, accentue les échos de ce texte vieux de près de 2500 ans.
Jean-Luc Bertet - LE JOURNAL DU DIMANCHE

Evènement théâtral à Jérusalem
Evènement tant le spectacle présenté en arabe relève d’une haute qualité artistique. Le choix de la pièce de Sophocle, Antigone, est d’une extrême justesse par rapport à la situation palestinienne sans qu’il ait été besoin de la « contraindre » de quelque manière que ce soit, de lui faire dire autre chose que ce qu’elle dit.
Jean-Pierre Han - L’HUMANITÉ

Antigone de Palestine
La vision d’Adel Hakim lie Sophocle au monde actuel mais ne le relie à aucun événement ni à aucun personnage. Du moins de façon visible. La lumière a les bleus sombres des nuits de Jérusalem. Tout est exprimé, dans le jeu nerveux doublé d’une mise en scène à la délicatesse de pinceau, sans qu’on déplace le génie grec : la douleur intime et le mensonge des puissants.
Gilles Costaz - POLITIS

Antigone made in Palestine
Servie par une troupe d’acteurs remarquables, l’Antigone d’Adel Hakim se joue en habits de ville devant le palais de Créon qui, dans la belle scénographie d’Yves Collet, ressemble à s’y méprendre à la skyline d’une ville contemporaine. Apparaissant en hoodie et les cheveux au vent, la jeune Shaden Salim incarne une Antigone aussi libérée des carcans de la religion qu’en révolte contre la loi du tyran. Une magnifique porte-parole pour Sophocle, dont la pensée brille ici plus qu’ailleurs dans sa limpide modernité.
Patrick Sourd - LES INROCKUPTIBLES

ANTIGONE

SOPHOCLE | ADEL HAKIM

05 > 31 MAR 2012 / Studio Casanova

Mars

Date Horaire Lieu
Lu 05 20:00 Studio Casanova
Ma 06 20:00 Studio Casanova
Me 07 20:00 Studio Casanova
Je 08 19:00 Studio Casanova
Ve 09 20:00 Studio Casanova
Sa 10 20:00 Studio Casanova
Lu 12 19:00 Studio Casanova
Ma 13 20:00 Studio Casanova
Me 14 20:00 Studio Casanova
Je 15 19:00 Studio Casanova
Ve 16 20:00 Studio Casanova
Sa 17 20:00 Studio Casanova
Lu 19 19:00 Studio Casanova
Ma 20 20:00 Studio Casanova
Me 21 20:00 Studio Casanova
Je 22 19:00 Studio Casanova
Ve 23 20:00 Studio Casanova
Sa 24 20:00 Studio Casanova
Lu 26 19:00 Studio Casanova
Ma 27 20:00 Studio Casanova
Me 28 20:00 Studio Casanova
Je 29 19:00 Studio Casanova
Ve 30 20:00 Studio Casanova
Sa 31 20:00 Studio Casanova