Théâtre des Quartiers d’Ivry

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AGNÈS HIER ET AUJOURD’HUI

diptyque

MISE EN SCÈNE | CATHERINE ANNE

06 JAN > 02 FÉV 2014 / Théâtre d'Ivry Antoine Vitez


Elle s’appelle Agnès. C’est une jeune fille séquestrée par un homme plus âgé, Arnolphe, qui a l’intention de l’épouser prochainement et décide de l’enfermer à l’écart de toute fréquentation masculine, par peur du cocuage. Précaution vouée à l’échec, car Agnès connaîtra un amoureux avant même d’être son épouse : la pièce est une comédie, un des joyaux du répertoire de Molière.

Elle s’appelle Agnès. C’est une femme adulte de notre temps, mais qui reste enchaînée à la petite fille de douze ans qu’elle fut, abusée par son père. Elle vit dans le passé autant que dans son présent d’avocate, captive de la mémoire de cette violence infligée à une enfant. La pièce n’est pas vraiment une comédie, mais elle ouvre sur une délivrance possible, une vie à reconstruire en prenant le courage de parler.

Ecrite en 1995, Agnès est une des oeuvres majeures de Catherine Anne, qui la recrée aujourd’hui en diptyque avec L’Ecole des Femmes, faisant dialoguer avec la même distribution ces deux pièces sur un thème éternellement actuel : celui du rôle assigné aux femmes et aux jeunes filles, celui de l’abus de pouvoir dans les rapports entre sexes. Et c’est un pari un peu fou, une proposition stimulante et jubilatoire que lance Catherine Anne : une distribution entièrement féminine, neuf actrices jouant les rôles d’hommes et de femmes, afin d’aborder ces graves questions avec la force, la légèreté, la fantaisie, la théâtralité que permet ce jeu sur l’identité.

AGNÈS - CATHERINE ANNE

Est-ce qu’Agnès se souvient ? Est-ce qu’elle se souvient bien ? Est-ce qu’elle se souvient de tout ? Agnès dit : "J’aimais mon père." Et, à son père, elle dit : "Je ne t’aime pas." Quelle main sur sa bouche l’empêche de parler ? Quelles mains sur ses seins l’empêchent de respirer ? Agnès dit : "Je n’ai pas eu de père, mais un propriétaire." L’amour est-il si fou ? Est-il si impossible ? Si près du sang ? Agnès dit : "Je me suis tue." N’est-elle pas une gamine ? Ne doit-elle pas obéir ? Qui ose l’entendre ? Peut-elle échapper au silence ? Agnès dit : "Jamais je ne tomberai amoureuse." Comment vivre depuis ça ? Catherine Anne

L’ÉCOLE DES FEMMES - MOLIÈRE

Agnès est séquestrée par Arnolphe, un homme riche qui l’a prise et élevée, afin de l’épouser vierge et innocente. Arnolphe redoute d’être ridiculisé par une épouse infidèle. Il le sera sans même se marier : débordé par le désir et l’amour d’Agnès pour Horace. Arnolphe va vivre un cauchemar. Car Horace lui raconte les tours joués au vieux jaloux qui enferme Agnès, sans soupçonner Arnolphe d’être ce jaloux…


Production A Brûle-Pourpoint, Coproduction l’Espace Malraux - Scène Nationale de Chambéry et de La Savoie, le Théâtre des Quartiers d’Ivry, la Comédie de Picardie. Avec le soutien du DIESE Rhône-Alpes et du Jeune Théâtre National.
Avec la participation artistique de l’ENSATT.
A Brûle-pourpoint est conventionnée par la Ministère de la Culture et de la Communication

6 janvier > 2 février

Agnès
6, 9, 11, 12, 15, 17, 19, 21, 23, 25, 26, 29, 31 janvier et 2 février
Durée du spectacle : 1h45

L’École des femmes
7, 10, 12, 14, 16, 18, 19, 22, 24, 26, 28, 30 janvier, 1er et 2 février
Durée du spectacle : 1h55

Intégrale
dimanches 12, 19, 26 janvier et 2 février


mise en scène
Catherine Anne
Agnès est publié
aux Éditions Actes Sud-Papiers
(1994 et 2005)
scénographie
Sigolène de Chassy
lumières
Nathalie Perrier
assistante lumières
Mathilde Chamoux
son
Madame Miniature
assistant son
Thomas Laigle
costumes
Floriane Gaudin
assistant à la mise en scène
Damien Robert
régie générale
Arnaud Prauly

avec
Morgane Arbez
Léna Bréban
Marie-Armelle Deguy
Océane Desroses
Caroline Espargilière
Évelyne Istria
Lucile Paysant
Stéphanie Rongeot
Mathilde Souchaud

AGNÈS HIER ET AUJOURD’HUI

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MISE EN SCÈNE | CATHERINE ANNE

06 JAN > 02 FÉV 2014 / Théâtre d'Ivry Antoine Vitez


RENCONTRE avec l’équipe artistique

au Théâtre d’Ivry Antoine Vitez
> vendredi 17 janvier à l’issue de la représentation d’Agnès

AGNÈS HIER ET AUJOURD’HUI

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MISE EN SCÈNE | CATHERINE ANNE

06 JAN > 02 FÉV 2014 / Théâtre d'Ivry Antoine Vitez

4 au 8 février 2014 > ESPACE MALRAUX - Scène nationale de Chambéry et de la Savoie
11 au 15 février 2014 > LA COMEDIE DE PICARDIE – Amiens
20 et 21 février 2014 > LE RAYON VERT – Saint Valery en Caux

AGNÈS HIER ET AUJOURD’HUI

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MISE EN SCÈNE | CATHERINE ANNE

06 JAN > 02 FÉV 2014 / Théâtre d'Ivry Antoine Vitez

DEUX AGNÈS VENUES DE DEUX ÉPOQUES PORTANT UN SEUL ET UNIQUE MESSAGE
On commence d’abord par Agnès d’aujourd’hui, Agnès qu’on ne connait pas encore, la Agnès de son papa.
Catherine Anne, avec cette pièce qui date de vingt ans, revisite la fameuse École des Femmes de Molière, façon moderne et dramatique. Agnès propose un regard différent de celui de L’École des Femmes, sur la condition des femmes dans la société d’il y a vingt ans. Mais cette situation est toujours criante de vérité aujourd’hui et l’était tout autant au temps de Molière. Tout cela ne laisse pas beaucoup d’espoir à notre société de chiens, et pourtant … Si, Agnès reprend espoir en la vie, en l’avenir c’est grâce à la parole, qui se trouve au coeur de la liberté.
Et puis on passe à Agnès d’hier, Agnès  que l’on connaît, Agnès d’Arnolphe. Et on retrouve notre sourire. Mais on entend toujours la petite voix d’Agnès d’aujourd’hui qui nous dit que finalement tout ça, c’est la même chose.
Un texte si drôle, que l’on connaît tous, dans la bouche de neuf comédiennes incroyables, qui viennent de porter Agnès de façon tout aussi magistrale, ce n’est pas anodin. On rit, notamment en voyant la gestuelle de certaines pour trouver leur part masculine, ou les costumes sur les silhouettes d’époques avec des tissus, couleurs et motifs modernes. Mais le parallèle est évident, et la nouvelle compréhension du texte est inévitablement puissante.
La mise en scène est toujours la même, cet édifice biscornu au milieu d’un grand vide. Et deux petits arbres.
Mais cette maison étrange sert parfaitement les différents points de vue qu’offrent ces textes. Un toit surplombant le tout, occupé par l’espoir. La porte tambour, qui bat et bat encore, utilisée pour sortir, rentrer, oublier, se rappeler, observer, souffrir… Et cette guillotine coulissante, qui passe et repasse, s’arrête et continue, cache et montre. Tout est visible mais tout est secret.
Catherine Anne prouve ici qu’il est possible de parler de sujets douloureux, polémiques et universels en les traitant de manière diamétralement opposés. La comédie et le drame sont ici aussi efficaces, et encore plus lorsqu’ils sont traités ensemble.
Laura Madar - L’HOMME AU MASCULIN.COM

DEUX AGNÈS POUR UN MÊME COMBAT
Sous ce titre évocateur tiré de sa pièce Agnès, Catherine Anne présente un diptyque qui, sous des formes différentes, aborde la domination et les agressions exercées par les hommes sur les femmes à travers les époques.
Dans le décor architecturé, à la fois évocateur et symbolique, de Sigolène de Chassy, qui sert de cadre aux deux pièces en contribuant au rythme et aux circulations, Catherine Anne a choisi une interprétation exclusivement féminine pour les deux pièces, dans le respect du sexe de personnages. Une manière pour elle d’interroger “la question homme/femme, dans le rapport au corps et au jeu du pouvoir et de la séduction”. Ainsi neuf comédiennes interprètent plusieurs rôles dans les costumes signifiants de Floriane Gaudin, sous les lumières de Nathalie Perrier. Avec elles, Catherine Anne conduit les deux spectacles en tenant compte de leurs tonalités respectives. Pour Agnès, avec beaucoup de rigueur attentive et de sensibilité, elle éclaire sans excès naturalistes les situations et les sentiments qui traversent les différents personnages jusque dans le non-dit. Pour l’École, elle joue à fond la carte de la comédie n’hésitant pas à grossir le trait dans le travestissement, sans pour autant évacuer sa portée profonde. Dans les différents registres, Morgane Arbez (les deux Agnès) Marie-Armelle Deguy (le père d’Agnès et Arnophle), Evelyne Istria (grand-mère d’Agnès et Alain, valet d’Arnolphe), contribuent, dans une belle unité avec leurs partenaires, à la réussite de ce diptyque théâtral militant.
Jean Chollet - WEBTHEA


AGNÈS ET SON PETIT CHAT QUI EST MORT

Dans un dyptique saisissant, Catherine Anne tend le miroir des souillures irrémédiables qu’aucune avancée féministe ne semble devoir éviter. Et l’efficacité dramaturgique est d’autant plus patente que les deux pièces sont interprétées par les mêmes neuf actrices, dans des registres à la fois différents et si semblables. Etrangeté déstabilisante des genres ainsi entremêlés, du décor identique, de Marie-Armelle Deguy en père et barbon, aussi ambiguë que farcesque à la mode italienne, de Morgane Arbez, double Agnès fragile dans la souffrance à nu comme dans la niaiserie roublarde. Autour d’elles, la noria coutumière des cécités minables, des tièdes indignations, de ceux qui ne protestent que du bout des lèvres, jamais du fond du cœur. Autant dans une Ecole des Femmes rigoureusement servie, que Molière ne renierait sûrement pas, que dans la nausée en vagues de toutes les Agnès ignorées ou laissées-pour-compte de l’indifférence contemporaine, on n’échappe pas, même par le rire de comedia dell’arte, à l’enfer de l’évidence : Agnès serait-elle irrémédiablement coupable de son corps ? Et on sort de la salle obscure, après les salves d’applaudissements, avec le rire aux lèvres et le questionnement lucide et combatif sur ces atavismes révoltants. Un théâtre bien utile, oui vraiment.
SPECTACLE SÉLECTION

UN SPECTACLE D’AUJOURD’HUI EN RÉSONANCE EXTRÊME AVEC TOUS LES TEMPS
L’École des femmes (1662) de Molière a trois cent cinquante ans, et Agnès (1994) de Catherine Anne a vingt ans, deux pièces que l’auteure astucieuse d’aujourd’hui choisit de mettre en regard, à travers une interprétation scénique exclusivement féminine.
Toutes les comédiennes sans exception – dont Évelyne Istria – jouent avec une belle évidence les complexités de l’existence et se coulent dans les rôles masculins avec modestie et bravoure. Quant à Marie-Armelle Deguy, elle est l’astre noir autour duquel les autres protagonistes tournent, qu’elle soit le père dans Agnès ou bien Arnolphe dans L’École des femmes , elle rafle la mise, sûre de son geste d’engagement et de la cause féminine qu’elle défend. En même temps, très féminine et masculine, elle met à bas les préjugés sur lois approximatives du genre.
Véronique Hotte - THÉÂTRE DU BLOG


> Agnès

CATHERINE ANNE ABORDE LA QUESTION DU VIOL INCESTUEUX DANS UN TEXTE PUISSANT ET DÉRANGEANT
Catherine Anne composa Agnès voici vingt ans, dans l’élan d’un drôle de hasard qui lui fit connaître le témoignage d’une jeune femme victime d’inceste puis assister à une représentation de L’École des femmes de Molière. « J’avais été frappée par la proximité des situations et par la différence des éclairages, se souvient-elle. Dans ces deux textes, il est question d’amour, de désir, d’affection, de passion, de pouvoir et de face-à-face masculin/féminin. ». Elle présente aujourd’hui les deux pièces en alternance avec une troupe exclusivement féminine. Son texte garde pourtant toute sa puissance de déflagration et cogne avec justes coups le mur du silence, lâchement dressé par les complicités passives et les inconsciences tranquilles. Elle aborde ce douloureux problème de société sans pathos ni fioriture, par la force des situations, où Agnès apparaît tour à tour enfant, adolescente et jeune femme. La parole d’Agnès, troublante, dit cette blessure à jamais fichée dans l’être.
Gwenola David - LA TERRASSE

UNE MISE EN SCÈNE ET UNE CONSTRUCTION INSPIRÉE
Presque aucun préambule au drame, pas une construction chronologique car comment mettre en ordre un chaos ?
Les scènes surgissent aussi bien du passé, que du présent, du futur, trois temps qui se répondent qui se cherchent qui se fuient de toutes parts comme un esprit hanté qui cherche une réponse qui n’existe pas. Pourtant l’espoir est toujours là, palpable, la vie, l’avenir possible.
Nul apitoiement, nul sanglot, la mise en scène de Catherine Anne, âpre et violente, évite les écueils du pathétique. C’est à une lutte qu’elle appelle, une révolte. C’est une gifle qu’elle donne à la domination des hommes, une gifle qui fait du bien.
Et l’on suit années après années le chemin destructeur de cette Agnès bâillonnée, tourmentée, en perpétuel étouffement.
Bruno Fougniès - REG’ARTS

UN SPECTACLE SAISISSANT ET BOULEVERSANT
La plupart des comédiennes jouent plusieurs personnages ce qui à la fois crée une distance et leur confère un caractère emblématique de figures sociales.

Toutes sont justes dans un jeu non naturaliste, non psychologique et en même temps incarné. Mais on admire particulièrement Marie-Armelle Deguy dans le rôle du père et le jeu en nuances de la sublime Evelyne Istria en grand-mère et patronne du pressing. Catherine Anne imprime à sa mise en scène un rythme rapide, les séquences s’enchaînent instantanément, s’imbriquant souvent les unes dans les autres. Pas de pathétique, on ne cherche pas à susciter l’émotion, ni la compassion, la violence suggérée et pas représentée semble d’autant plus menaçante, terrifiante.
Un spectacle extrêmement fort, qui met à mal nos bonnes consciences, brise nos tabous, rompt le silence sur les secrets enfouis que notre société refoule toujours.
Irène Sadowska Guillon - KOURANDART

AGNÈS : JUSTE, PERCUTANT ET POIGNANT
Habilement structuré, constitué de flashbacks, d’ellipses, doté de caractères complexes, contenant des dialogues forts, âpres, sans fioriture, des monologues prenants, des situations quelquefois pénibles, mais aussi empreint d’une certaine poésie, l’ouvrage de Catherine Anne se révèle une belle partition, riche, dense, fluide, dont s’emparent intelligemment ses interprètes.
A commencer par l’époustouflante Marie-Armelle Deguy, campant magistralement un épouvantable père incestueux. Quelle puissance, quelle cruauté, quelle perversion, quelle violence, quelle intensité dans le jeu de cette femme à l’allure plutôt frêle, qui nous fait admettre sans broncher son travestissement. Superbe composition, remarquablement maîtrisée. Aussi brillante, Morgane Arbez qui nous embarque au plus profond de l’âme de la jeune Agnès, dévoilant une errance psychologique douloureuse et bouleversante. Impeccable, encore, Léna Bréban sous l’influence de son mari…
A voir.
Thomas Baudeau - FOUS DE THÉÂTRE


> L’École des femmes

LE FÉMININ AU MASCULIN
Lieu de représentations et de jeux, le théâtre offre un fabuleux outil pour poser la question du genre qui semble tant travailler notre société.
La metteure en scène Catherine Anne en propose un bel exemple avec cette version de L’École des femmes uniquement interprétée par des comédiennes. Un choix savoureux pour cette comédie de Molière qui brocarde le sexisme des mœurs de l’époque, où une épouse était considérée comme une extension de son mari.
La direction d’acteurs a la subtilité de ne pas utiliser comme un ressort comique le fait que des hommes soient joués par des femmes, mais bien d’en faire un code de jeu venant ajouter une dimension supplémentaire au texte.
Grâce à des intentions claires et un travail bien ancré dans le corps, le procédé fonctionne parfaitement.
Si, avec un sens maîtrisé du timing, Catherine Anne fait clairement le choix de la comédie, elle n’évite pas pour autant les aspects cruels de L’École des femmes. On saura aussi gré à Anne de l’image sur laquelle elle referme la représentation : au-delà du happy ending boosté au deus ex machina, les jeux de pouvoir persistent. L’amour l’emporte pour un couple, mais rien ne sert d’être dupe : la Femme reste à la merci de la mansuétude de l’Homme tout comme le pauvre du riche.
Delphine Kilhoffer - RHINOCÉROS

LA COMÉDIE NE PERD RIEN DE SA FANTAISIE

Dans la mise en scène de Catherine Anne pourtant, à travers la farce et sous le masque de ridicule d’Arnolphe obsédé par le cocuage, apparaît (grâce à l’interprétation extraordinaire de Marie-Armelle Deguy) le visage inquiétant de la folie despotique.
La farce prend des allures corrosives, une critique de la folie masculine qui donne aux rires un délicieux goût d’amertume et d’intelligence.
Toutes les interprètes réalisent là un travail réjouissant. En costumes d’époque, celles qui tiennent des rôles masculins se régalent à contraindre leurs corps aux attitudes masculines : démarches, gestes, postures, tout y est. Elles en donnent des interprétations un peu caricaturales qui renforcent l’aspect comique des personnages car elles ne cherchent pas le réalisme mais l’évocation. Parmi elles, Caroline Espargilière incarne un Horace (l’amoureux d’Agnès) plein d’une belle vitalité adolescente, Evelyne Istria en valet idiot est d’une stupéfiante justesse, Marie-Armelle Deguy comme un histrion presque grandguignolesque...
On peut voir cette pièce les dimanches à la suite d’Agnès. Une expérience intéressante qui aiguise encore plus le sens de la pièce.
Bruno Fougniès - REG’ARTS

LA TRÈS CLASSIQUE ÉCOLE DES FEMMES REVUE PAR DES FEMMES DEVIENT TRÈS MODERNE
Le moins qu’on puisse dire c’est que l’on est d’emblée déstabilisé devant cette inversion des sexes, cette invasion de filles plus mecs que nature, qui, il faut l’avouer, perturbe nos habitudes de lecture. Décidemment nos vieilles manies sont détroussées. Car le déplacement qui s’opère nous fait lâcher les pratiques en usage mille fois répétées et vues et entendues.
Très ancrée dans son temps. Ici des femmes ouvrent des voies pour les filles de demain. Elles s’amusent. Abusent. Se jouent des conventions.
Elles sont décidemment des personnes comme les autres. Parce qu’elles ont été menées en bateau ou par le bout du nez depuis la nuit des temps, elles ont pris leurs rôles à bras le corps, elles ont changé les règles, déboulonné les codes, sans fard, sans chercher à séduire. Avec aisance, avec gravité, elles soulèvent l’ombre de la toute puissance et nous tracent un chemin d’une liberté folle. Leurs jeux limpides et réjouissants font une percée que l’on n’avait encore jamais vue.
Anna Grahm - UN FAUTEUIL POUR L’ORCHESTRE

AGNÈS HIER ET AUJOURD’HUI

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MISE EN SCÈNE | CATHERINE ANNE

06 JAN > 02 FÉV 2014 / Théâtre d'Ivry Antoine Vitez

Janvier

Date Horaire Lieu
Lu 06 20:00 Agnès Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Ma 07 20:00 Ecole Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Je 09 19:00 Agnès Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Ve 10 20:00 Ecole Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Sa 11 20:00 Agnès Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Di 12 15:00 Agnès Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Di 12 18:00 Ecole Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Ma 14 20:00 Ecole Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Me 15 20:00 Agnès Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Je 16 19:00 Ecole Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Ve 17 20:00 Agnès Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Sa 18 20:00 Ecole Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Di 19 18:00 Agnès Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Di 19 15:00 Ecole Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Ma 21 20:00 Agnès Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Me 22 20:00 Ecole Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Je 23 19:00 Agnès Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Ve 24 20:00 Ecole Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Sa 25 20:00 Agnès Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Di 26 18:00 Ecole Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Di 26 15:00 Agnès Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Ma 28 20:00 Ecole Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Me 29 20:00 Agnès Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Je 30 19:00 Ecole Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Ve 31 20:00 Agnès Théâtre d'Ivry Antoine Vitez

Février

Date Horaire Lieu
Sa 01 20:00 Ecole Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Di 02 18:00 Agnès Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
Di 02 15:00 Ecole Théâtre d'Ivry Antoine Vitez

Dossier du spectacle