Théâtre des Quartiers d’Ivry

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TEMPÊTE SOUS UN CRÂNE

VICTOR HUGO | JEAN BELLORINI

28 AVR > 25 MAI 2014 / Théâtre d'Ivry Antoine Vitez

Qu’est-ce que c’est que cette histoire de Fantine? C’est la société achetant une esclave. A qui ? A la misère, à la faim, au froid, à l’isolement, à l’abandon, au dénuement. Marché douloureux. Une âme pour un morceau de pain.
Fantine était un de ces êtres comme il en éclot, pour ainsi dire, au fond du peuple. Sortie des plus insondables épaisseurs de l’ombre sociale, elle avait au front le signe de l’anonyme et de l’inconnu.

Ce spectacle est une adaptation des Misérables, pour deux comédiens dans la première partie et cinq dans la seconde, et deux musiciens, qui prennent en charge toute la poésie de Victor Hugo. Tour à tour ils s’écoutent, se coupent la parole ou se mettent à scander ensemble l’histoire des Misérables comme on pourrait se mettre à chanter une chanson. Ils s’obsèdent autant par l’action du récit que par la poésie de la langue. A la manière d’En attendant Godot, ces bonshommes se retrouvent dans un espace qu’ils ne connaissent pas. Ils attendent on ne saura jamais quoi.
Ils comblent le vide grâce à la parole, leur seule arme pour survivre. Parler pour ne rien dire peut-être mais parler pour exister. Et si la poésie était salvatrice...
Raconter tous les personnages de l’oeuvre, les faire vivre dans un même corps pour représenter la complexité de l’homme, tel est notre pari. La frontière entre la narration et l’incarnation sera invisible. Les personnages sont ancrés dans notre réalité (un arbre, un lit en fer, une gazinière, un frigo, autant d’éléments qui viendront s’accumuler au fur et à mesure du spectacle, tout comme les mots, et le nombre d’acteurs sur le plateau). On assiste à une tranche de vie de ces "petites gens" tout en glissant progressivement vers l’histoire.
La construction du spectacle a été faite par étapes successives de coupures du texte original de Victor Hugo. Ici pas de réécriture, mais une fidélité à l’auteur. Le fil narratif de l’histoire est préservé ainsi que la profusion lyrique et pathologique de certains moments de descriptions, de logorrhées. Certains passages sont mis en musique réellement à la manière de chansons, d’autres fleurtent avec le "slam" ou le "rap".
Jean Bellorini

Production Théâtre Gérard Philipe-CDN de Saint-Denis, Compagnie Air de Lune. Avec le soutien du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, d’ARCADI, de la Mairie de Paris, de l’ADAMI, de la SPEDIDAM et du Bureau FormART. La compagnie Air de Lune a été accueillie au Théâtre du Soleil pour la création du spectacle intégral.

durée : 3h30
+ entracte


mise en scène
Jean Bellorini
adaptation
Jean Bellorini
Camille de la Guillonnière
création musicale
Céline Ottria
régie générale
Adrien Wernert
Benoit Fenayon

avec
Mathieu Coblentz
Karyll Elgrichi
Camille de la Guillonnière
Clara Mayer
Céline Ottria
Marc Plas
Hugo Sablic

TEMPÊTE SOUS UN CRÂNE

VICTOR HUGO | JEAN BELLORINI

28 AVR > 25 MAI 2014 / Théâtre d'Ivry Antoine Vitez


Les Misérables, de l’écrit à la scène

RENCONTRE avec l’équipe artistique

au Théâtre d’Ivry Antoine Vitez

> dimanche 11 mai à l’issue de la représentation


Rencontre-Débat en présence de Jean Bellorini et d’Arnaud Laster, président de la Société des Amis de Victor Hugo

TEMPÊTE SOUS UN CRÂNE

VICTOR HUGO | JEAN BELLORINI

28 AVR > 25 MAI 2014 / Théâtre d'Ivry Antoine Vitez

UN SPECTACLE ÉMINAMMENT MUSICAL
La rencontre entre l’esprit de la jeunesse et les grands classiques provoque parfois des étincelles. 
La preuve avec cette adaptation décapante des Misérables par Jean Bellorini. Le souffle lyrique ravive les plus beaux passages de ce roman. Pendant plus de quatre heures, les acteurs partent à l’abordage de ce monument, s’échangent les rôles, communiquent leur plaisir du jeu et leur envie de renouer avec les utopies d’antan. A mi-chemin du conte et du concert de slam, ce théâtre de l’urgence laisse des traces indélébiles.
L’Express 


TEMPÊTE SOUS UN CRÂNE (Hugolien du coeur)
Les acteurs ici ne sont pas qu’acteurs, ils se font récitants et, sans prévenir, incarnent les personnages
dont ils décrivent l’action, et pas besoin de changer de costume, par la simple magie du verbe, et des lumières, et des deux musiciens, qui rehaussent, soulignent, rythment la phrase hugolienne, on les voit tous vivre, Cosette, Javers, Marius, Gavroche, les Thénardier, etc.
On se souviendra notamment de Camille de la Guillonnière, dont la diction précise, l’ironie, la flamme servent admirablement Hugo, et de la petite Clara Mayer au grand talent, oeil de charbon et présence irradiante... Et tout cela fuide, mené allegro, d’une inventive simplicité avec de belles trouvailles visuelles... Mais voilà que dans la deuxième époque l’action se fait torrentueuse, le peuple de Paris s’insurge, se dressent les barricades de juin 1832, le spectateur se retrouve perdu dans une foule de nouveaux personnages. Alors quand Javert se jette dans la Seine et que tout s’arrête brusquement sur cette vision, le public, interloqué, en oublie d’applaudir. Avant d’y aller d’enthousiasme.
Le Canard Enchaîné

Á ÉCOUTER OU RÉÉCOUTER...
VOUS M’EN DIREZ DES NOUVELLES sur RFI
http://www.rfi.fr/emission/20140505-1-clara-mayer-camille-le-guillonniere/

CHANGEMENT DE DÉCOR sur France Culture
http://www.franceculture.fr/emission-changement-de-decor-jean-bellorini-2014-04-27

MISÉRABLES SUR SCÈNE, HUGO EN RÉVOLUTION
Tout Les Misérables, ou presque, en une seule soirée !
C’est la proposition lancée, il y a quatre ans, par Jean Bellorini et sa troupe, avec l’adaptation de ce roman-fleuve, rebaptisé Tempête sous un crâne. Accompagnée de deux musiciens au piano, à la guitare, à la batterie, à l’accordéon..., une demi-douzaine de comédiens à l’énergie brûlante en est les interprètes sur le mode d’un théâtre de tréteaux conjugué au présent.
Acteurs, conteurs, narrateurs, danseurs, rappeurs, ils font flèche de tout bois pour rendre au verbe hugolien toute sa puissance révolutionnaire. Du théâtre populaire et généreux, qui cogne au coeur, frappe au ventre, touche à l’âme.
Didier MÉREUZE - La Croix

LES MISÉRABLES SONT DE RETOUR
Dans le lieu historique de Vitez, donc, on programme actuellement le modèle de ce que peut être un théâtre à la fois populaire et noble, élitiste et généreux, poétique et simple,…
C’est l’adaptation d’un roman fleuve, comme Vitez les aimait. Les Misérables, de Victor Hugo, revisités et mis en scène par Jean Bellorini. A la fois épuré et foisonnant, tour à tour sobre et lyrique, ce spectacle éminemment poétique fait avant tout confiance aux mots. Bellorini a coupé le texte original, bien sûr, mais il n’a pas changé une virgule à ce qu’il conservait.
Judith SIBONY - Le Monde.fr

A VOIR ABSOLUMENT
Tout dans ce spectacle force l’admiration, tout est joie du partage, plaisir, emportement. En adaptant pour la scène Les Misérables de Victor Hugo, Camille de la Guillonnière et Jean Bellorini ont réussi une prouesse. Ils font du roman fleuve un objet éminemment théâtral. Des coupes, intelligemment pratiquées et une forme d’une audace extraordinaire. Il s’agit d’un théâtre pauvre, avec peu de décor et quelques éléments qui surgissent au fur et à mesure, nous renvoyant au pur présent, histoire de nous montrer à quel point la leçon de Victor Hugo demeure pertinente et enthousiasmante ainsi ravivée par la jeunesse.
ARMELLE HÉLIOT - Le Figaroscope

ENTHOUSIASMANT
Un théâtre récit formidable de poésie, d’énergie, d’invention et de force.
A travers Jean Valjean, Fantine, Cosette, Éponine, Gavroche, ils donnent à entendre, sans compassion ni angélisme, leur misère et leur dignité, la charge dénonciatrice mais aussi la part épique et héroïque d’un Hugo tout neuf. Sans peur du sentiment et de l’utopie révolutionnaires. D’abord, Camille de La Guillonnière et Clara Mayer, magnifiques, puis sept comédiens et deux musiciens qui racontent, jouent, chantent, rappent et slament.
Sylviane BERNARD-GRESH - Télérama Sortir

DU VIF ARGENT !
Sur scène, ils ne sont pas nombreux. Deux comédiens se chargent de narrer la première époque, cinq pour la seconde.

Camille de la Guillonnière et Clara Mayer, dotés d’une forte personnalité, d’un talent immense et d’une énergie étonnante, s’emparent du texte et nous emportent. La seconde époque s’inscrit dans l’esprit de troupe, marque de fabrique de Bellorini. Il faut bien cela pour les scènes des barricades, de Paris qui gronde et se révolte. Karyll Elgrichi, Mathieu Coblentz et Marc Plas se joignent aux deux autres. On reste dans le même registre, plusieurs rôles que chacun endosse ou se partage. Il ne faudrait pas oublier les musiciens, Céline Ottria et Hugo Sablic, qui ont leur place dans tous les spectacles de Bellorini. Le texte est dit, chanté, slamé, faisant entendre le peuple des miséreux. Avec trois fois rien dans le décor, mais des tonnes d’ingéniosité et d’inventivité, reposant sur le jeu des comédiens, laissant filer notre imagination, ce spectacle m’a enchantée.
Marie-Céline NIVIÈRE - Pariscope

QUAND LE JEUNE THÉÂTRE REMET LE SOUFFLE HUGOLIEN DANS LE SENS DU VENT
Le verbe hugolien est servi intact. Les acteurs se font conteurs.
A une ou plusieurs voix, ils incarnent les aventures, les drames et les passions. Quelques poèmes de l’écrivain, dits ou chantés, allument des flammèches dans ce spectacle au long cours. Un flot, un « flow » puissant qui devient «slam » sur les barricades. A sept, ils sont le peuple de Paris qui se soulève en 1832. Le ciel s’allume d’étoiles, ampoules jaunes et bleues sur un plateau pivotant. Il pleut des accordéons. La batterie joue la mitraille.
Et la Tempête sous un crâne parle à nos neurones d’aujourd’hui : l’éternelle bataille contre l’injustice et la pauvreté, une certaine éthique des luttes sociales et politiques, la foi dans le progrès, dans l’homme … Tous ces idéaux portés par Hugo sonnent comme neufs dans la bouche de ces « misérables » magnifiques. Une poésie de combat. Voilà ce que nous offre Bellorini et ses sept acteurs vaillants.
Philippe CHEVILLEY - Les Échos


DU GRAND THÉÂTRE POPULAIRE !
L’adaptation des « Misérables » par Camille de la Guillonnière, qui joue, et Jean Bellorini, qui met en scène cette version fascinante, est un spectacle audacieux et qui met en joie. Ne ratez pas cette nouvelle reprise, jusqu’au 25 mai à Ivry.
Ce qui est beau, c’est que cette jeunesse endosse au présent toute la force et l’indignation de Victor Hugo, son lyrisme, sa tendresse, sa lucidité, sa poésie, son attention aux humbles, son sens de la noblesse du peuple. Et justement, ici, on peut parler d’un très grand théâtre populaire, accessible à chacun, les plus jeunes comme les adultes, les savants et ceux qui le sont moins. Ils nous mènent très haut, les artistes de la compagnie Air de Lune. Très haut, dans le plaisir et la joie du partage. Enthousiasmant, oui, vraiment !
Armelle HÉLIOT - Le Quotidien du médecin

L’HONNEUR DE LA RÉVOLTE DES MISÉRABLES
Tempête sous un crâne est le spectacle qui a révélé une compagnie et un metteur en scène : Jean Bellorini. Une émotion unique, à ne pas manquer.
Sur la scène, pas grand-chose : une guirlande lumineuse, un arbre, quelques instruments de musique... et des interprètes qui attrapent leur texte à bras-le-corps, l’investissent, le rythment et le scandent avec une fougue inépuisable.
Sur scène, les musiciens Céline Ottria et Hugo Sablic passent d’instrument en instrument pour accompagner récit et action, instillant ça et là des rythmes de slam, des soubresauts de rap.
Les interprètes ont la rage au cœur. Karyll Elgrichi, Camille de la Guillonnière, Marc Plas, Mathieu Coblentz, Clara Mayer (inoubliable Gavroche qui fait passer des frissons) sont d’un investissement et d’une générosité époustouflantes. Ils portent haut la noblesse et la beauté de l’indignation et disent avec Hugo : on a raison de se révolter.
Anne CHÉNIEUX - le JDD.fr

"IL Y A UN SPECTACLE PLUS GRAND QUE LE CIEL C’EST L’INTÉRIEUR DE L’ÂME"
(Victor Hugo)

Adapter au théâtre un monument de la littérature, tel que Les Misérables de Victor Hugo, relève de la gageure. Mais force fut de constater que Jean Bellorini a brillamment réussi dans cette entreprise puisqu’il nous offre actuellement, au Théâtre d’Ivry Antoine Vitez, une mise en scène magistrale de ce chef d’œuvre. Présentée en deux époques, cette pièce est à proprement parler un feu d’artifice que l’on déguste quasiment à livre ouvert.
Les comédiens sont proprement excellents et nous offrent une prestation de qualité qui résonne parfois au son de ponctuations musicales particulièrement bien choisies parmi les poèmes de Victor Hugo. Elles accompagnent tantôt la force narrative du propos tantôt elles le prolongent dans l’apaisement. Ce spectacle, hors-normes, est sans conteste une création de qualité à ne manquer sous aucun prétexte !
Laurent SCHTEINER - THEATRES.COM

DIRECTION L’INTÉRIEUR DE L’ÂME
Victor Hugo repris par Bellorini : explosif !

En ce début de mois de mai pluvieux, quoi de mieux que de s’assoir dans une salle de théâtre pendant 3h30 ? Pendant ces 3h30, on entend la langue magnifique et poétique du grand Victor Hugo. On se délecte de ces mots mis bout à bout pour donner une histoire aussi belle que connue. On se réjouit de la modernité de ce texte, et on s’étonne de l’intemporalité de cette histoire.
Laura MADAR - L’Homme au masculin.com

UNE RENCONTRE ABSTRAITE DE LA LITTÉRATURE HUGOLIENNE ET DU THÉÂTRE CONTEMPORAIN
Le rythme hugolien vibre avec l’interprétation des comédiens, lesquels se montrent convaincants, délirants et impétueux dans le jeu scénique de la répartie et de l’occupation de l’espace. Clara Mayer monte son personnage en puissance avec une précision et une formidable énergie dans la première partie.
Camille de La Guillonnière, l’expression de la virtuosité des artistes intelligents et sensibles. Karyll Elgrichi, une voix envoûtante, une présence de tous les instants, un regard profond et pétillant.  Mathieu Coblentz, Marc Plas et Hugo Sablic apportent la dynamique à Tempête sous un crâne car ils font preuve d’audace et de lucidité. De leur prestation respective, ressurgissent les hommes forts des Misérables et le talent à fleur de comédien s’exprime avec la grandeur qui leur revient.
Cette Tempête sous un crâne n’a pas fini d’emporter vents et courants dans son souffle puissant et impressionnant.
Philippe DELHUMEAU - www.larevueduspectacle.fr

UN SPECTACLE ÉPOUSTOUFLANT
Les mots manquent un peu pour qualifier cette adaptation. On trépigne par instant devant l’enthousiasme des révolutionnaires, on pleure à d’autres devant la beauté de cette histoire si merveilleusement racontée. Ne vous laissez pas rebuter par la durée du spectacle et foncez à Ivry !
Audrey NATALAZI - Mes illusions comiques



L’ESSENTIEL Y EST

Le résultat est formidable. Ils sont cinq à prendre en charge le roman d’Hugo, qu’ils racontent et jouent en même temps, en incarnant certains personnages. Avec son ami Camille de la Guillonnière, qui joue dans le spectacle, Jean Bellorini a évidemment taillé à grandes coupes dans les 900 pages du roman. Mais l’essentiel y est : le poids de l’oppression et le souffle de la liberté, la force des mots que les comédiens font entendre avec un élan qui emporte les spectateurs.
Brigitte SALINO - LE MONDE

L’ENFANT PRODIGE DU THÉÂTRE
Le jeune metteur scène stupéfie par l’intelligence et la maîtrise de ses créations. S’emparant des Misérables de Hugo, il en propose une adaptation aussi détonante que culottée, tenant trois heures trente le public en haleine, sans autres moyens que les bouts de ficelle du théâtre de tréteaux. Deux musiciens et sept comédiens conteurs, chanteurs, rappeurs, l’accompagnent.
Didier Méreuze - LA CROIX

UN SPECTACLE FLEUVE. UNE PLONGÉE FOLLE !
Trois heures et demie d’un théâtre à l’émotion directe, populaire et savant, généreux et profond ! En osmose parfaite avec le verbe de Hugo, ils en épousent toutes les espérances et les indignations, emportés par le même élan qui conduit de la prise de conscience à la révolte, du constat de l’injustice et de la misére sociales à la nécessité d’en découdre pour contruire un monde nouveau de liberté, d’égalité, de fraternité. De leur jeu surgissent des images d’une poésie intense et d’une force terrible.
Didier Mereuze – LA CROIX

LE FILS D’ARIANE
Des Misérables généreux et inventifs par un metteur en scène dans la lignée de Mnouchkine. Un théâtre-récit formidable de poésie, d’énergie, d’invention et de force. Un spectacle généreux et inventif qui a touché un large public et reçu un accueil chaleureux.
Sylviane Bernard-Grech - TELERAMA SORTIR

LE CRI DE LA JEUNESSE
Fantine, Gavroche... Les héros de papier des Misérables ont rarement été aussi vivants, aussi actuels. Le plus convaincant, dans cette adaptation des Misérables tient à la rage qui l’anime. Rage de toujours, certes, face à l’iniquité et au mensonge, mais surtout rage de ce temps, incarnée pour ce temps. Impossible de se dire que les cinq comédiens et les deux musiciens ne nous parlent pas d’eux-mêmes. Ni de ce que leur jeunesse a décidé de dire au nom de la jeunesse d’aujourd’hui. Avec sa façon de s’habiller, ses mimiques et ses manies, son bougé à elle, ses yeux qui tremblent et pétillent, sa déjà trop lucide gaieté.
Daniel Conrod - TELERAMA

Une jeune équipe transpose avec brio Les Misérables de Victor Hugo. Superbe !
Armelle Héliot - LE FIGARO

L’actualité sociale du propos résonne ainsi tout autant que l’éternelle beauté de l’écriture épique d’Hugo, ses interrogations sur la violence révolutionnaire tout autant que sa haine de l’injustice.
Éric Demay - LA TERRASSE

FORMIDABLES "MISÉRABLES"
Romanesques, romantiques, lyriques, toniques, gorgés d’humanité, jeunes, fougeux, dignes, dénonçant l’injustice et gueulant leur pauvreté. Rarement le génie de Hugo, avec la beauté, la puissance, la poésie de ses phrases, mais aussi son sens du romanesque, de l’image et du symbole aura autant été mis en valeur que dans ce théâtre-récit, composé à partir de textes de l’écrivain et dont l’audace précise et la pétillance resteront longtemps en mémoire…
Nicole Clodi – LA DEPECHE DU MIDI

UN TRAITEMENT RADICAL ET FASCINANT
Ce spectacle est exceptionnel. On est saisi, emporté et il y a là l’audace et l’intelligence du metteur en scène que l’on connait un peu et que l’on tient comme l’un des grands parmi les jeunes. Ce travail de réduction et de mise en théâtre exige des interprètes une intelligence, une sensibilité, une virtuosité extraordinaires. Il y a quelque chose de miraculeux. Une évidence. C’est un moment sublime que l’on ne peut réduire par les pauvres mots d’une prétendue analyse. Allez ! Voyez ! Il est rare que l’on assiste à un spectacle aussi original et aussi bien tenu. On est bouleversé par Hugo, ses personnages et sa déchirante histoire, sa pensée, sa morale. Mais on est tout autant bouleversé par ces jeunes qui portent si haut un grand théâtre populaire et beau
Armelle Héliot - LE QUOTIDIEN DU MEDECIN

UN HYMNE A LA VIE ET AU COMBAT REVIGORANT
Alors que tant de créations posent la question de la légitimité des adaptations, Tempête sous un crâne apporte une réponse éclatante. On avait fini par oublier la puissance, la vivacité et la force de conviction de ce verbe hugolien rarement porté à la scène. La jeune troupe mise en scène par Jean Bellorini nous les restitue avec une ardeur et une passion qui portent droit au coeur le souffle révolutionnaire de Hugo. Sur un plateau presque nu, un choeur de voix et d’instruments fait revivre, pendant presque quatre heures, l’épopée des Misérables : la rigueur, l’engagement, la splendide énergie collective qui émanent du spectacle en font un hymne à la vie et au combat revigorant, et une création à la hauteur des aspirations du poète. Tissées aux voix des comédiens, celles des musiciens et des instruments. On aura rarement entendu une utilisation plus juste de la musique. Indémêlables, musique et texte se soutiennent mutuellement, l’une étant toujours au service de l’autre.
Marion Alev - AU POULAILLER.COM