Théâtre des Quartiers d’Ivry

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J’AI RÊVE LA REVOLUTION

CATHERINE ANNE

05 > 16 FÉV 2018 / Le Lanterneau

LE JEUNE SOLDAT : Ton sexe doit se taire
LA PRISONNIERE : Ce n’est pas mon sexe qui parle
C’est ma bouche
Guidée par mon esprit

Une fiction.
J’ai rêvé la Révolution construit une fiction, mettant en présence des protagonistes, traversés de questions et d’émotions humaines. Le sentiment que l’action peut se dérouler aujourd’hui, dans un autre pays, fait place, peu à peu, à la conscience que cela a eu lieu autrefois, ici. J’ai choisi cette ambivalence, cette tension, et l’épure d’une pièce intimiste pour évoquer la figure et les derniers jours d’une femme, guillotinée en novembre 1793 pour ses idées et ses écrits, Olympe de Gouges.

Je me suis attachée aux derniers moments : comment une personne qui a vécu librement, avec une forme d’audace, de courage, de culot, résiste à l’emprisonnement.
Les enjeux de la pièce sont profondément actuels : les discours opposés à la prisonnière révèlent des modèles de genre qui nous sont encore profondément familiers, qu’ils soient érigés en lois, dans les sociétés où les libertés les plus fondamentales des femmes sont encore bafouées, ou qu’il s’agisse d’injonctions à se conformer à des rôles de genre que notre culture véhicule encore largement. Ces prisons (réelles, sociales ou idéologiques) qui enferment les personnages, masculins comme féminins, ne sont que le miroir de celles que nous vivons.


Rencontre avec Olympe de Gouges
D’abord découvrir un texte publié en septembre 1791, la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Etre étonnée, touchée par cette réponse à la fameuse Déclaration des droits de l’homme et du citoyen publiée deux ans plus tôt. Un préambule, dix-sept articles, un postambule.
Article premier : La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits.
Article X : Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes fondamentales, la femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la tribune ; pourvu que ses manifestations ne troublent pas l’ordre public établi par la loi.
Olympe de Gouges
Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne-septembre 1791

Au fil de la connaissance, je voyais apparaître une femme de lettres, engagée, humaniste, antisexiste et antiraciste. Et par dessus tout, une femme aux engagements politiques affirmés, brûlant du désir de participer à la vie publique. Une révolutionnaire courageuse, opposée à la violence, hostile par principe à la peine de mort.    
Catherine Anne


Catherine Anne
Comédienne, elle a joué sous la direction notamment de Jacques Lassalle, Claude Régy, Jean-Louis Martinelli, Carole Thibault. En 1987, elle a écrit et mis en scène Une année sans été. Cette pièce, récemment mise en scène par Joël Pommerat, est la première d’une trentaine d’œuvres publiées, traduites et représentées dans de nombreuses langues. Catherine Anne a mis en scène des pièces de Copi, Henri Michaux, Carole Fréchette, Nathalie Papin, Stanislas Cotton et Molière. Elle met en scène en 2014 un diptyque, composé de Agnès dont elle est l’auteur et de L’Ecole des femmes de Molière, créé notamment au Théâtre des Quartiers d’Ivry.


Production À Brûle-Pourpoint. Coproduction Le Château Rouge, Annemasse – MC2, Grenoble. Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National et de l’ENSATT.
Avec le soutien logistique du Théâtre National Populaire de Villeurbanne.
En résidence de création au Théâtre des Quartiers d’Ivry.
À Brûle-Pourpoint est une compagnie théâtrale conventionnée par la Drac Auvergne-Rhône-Alpes

CREATION

Durée > 1H40

texte et mise en scène
Catherine Anne
co-mise en scène
Françoise Fouquet
dramaturgie
Pauline Noblecourt

scénographie
Élodie Quenouillère
création costumes
Alice Duchange
création son
Madame Miniature
assistante
et régie son
Auréliane Pazzaglia
création lumière
Michel Theuil
assistante
et régie lumière
Anne-Sophie Mage
régie générale
Laurent Lechenault

avec
Catherine Anne
Luce Mouchel
Morgane Real
Pol Tronco

le texte sera édité
en janvier 2018 chez
Actes Sud - Papiers

J’AI RÊVE LA REVOLUTION

CATHERINE ANNE

05 > 16 FÉV 2018 / Le Lanterneau

Samedi 3 février - 19h30
Lecture d’extraits de la pièce "J’ai rêvé la Révolution"
partenariat avec la Conciergerie
en savoir +

Jeudi 8 février
Rencontre avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation.

Dimanche 11 février - 18h30 (à l’issue de la représentation)
Olympe de Gouges et la subversion dans l’Histoire
Rencontre avec Geneviève Fraisse, philosophe, directrice de recherches au CNRS et spécialiste de l’histoire de la pensée féministe.

"Les plus extravagants assurent que mes ouvrages
ne m’appartiennent pas, qu’il y a trop d’énergie
et de connaissance des lois dans mes écrits,
pour qu’ils soient le travail d’une femme."
Olympe de Gouges

Nous sommes en mai 1789, à l’aube de la Révolution, et Olympe de Gouges répond à ses calomniateurs. Pour l’heure, elle a notamment écrit sur l’esclavage des Noirs avec une pièce de théâtre qui attend d’être jouée au Théâtre français. Deux ans plus tard, elle sera l’auteure de la désormais célèbre Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (septembre 1791). C’est vrai, ses détracteurs ont raison, il faut de l’énergie et de la connaissance pour « décalquer » la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : « Homme es-tu capable d’être juste ? C’est une femme qui t’en fait la question ; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit. Dis-moi ? qui t’a donné le souverain empire d’opprimer mon sexe ? ». Dix-sept articles pour déclarer les droits de la femme que la déclaration « universelle » n’a pas su prendre en compte ; puis un postambule qui commence par « Femme, réveille toi ». À l’homme de penser authentiquement ce qui est juste, à la femme la nécessité de se révolter. Tout y est dans cette Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, l’énergie de la transgression et de la provocation autant que la connaissance précise du droit et de la politique, de l’histoire en train de se faire.
Geneviève Fraisse, La Fabrique du féminisme, éditions Le passager clandestin, 2012 et éditions de poche 2018

> Entrée libre - Réservation indispensable au 01 43 90 11 11

J’AI RÊVE LA REVOLUTION

CATHERINE ANNE

05 > 16 FÉV 2018 / Le Lanterneau

Une parole forte et belle
L’auteure, comédienne et metteure en scène Catherine Anne s’inspire de la vie et des écrits d’Olympe de Gouges pour parler d’enfermement, de justice, de liberté, d’universalisme ... Une parole forte et belle qui s’incarne au Théâtre des Quartiers d’Ivry.
L’écriture est aiguë. Syncopée. Tranchante et anguleuse. Elle donne à la fois le sentiment de la maigreur et de la consistance, puise autant dans les choses du quotidien que dans une forme de poésie concrète et précise, très exigeante. Rien ne paraît jamais superflu dans cette pièce composée de vers libres (publiée chez Actes Sud· Papiers) qui réinvente les derniers jours d’Olympe de Gouges. Guillotinée en 1793 pour avoir dénoncé l’instauration d’une dictature révolutionnaire, cette figure du féminisme et de l’abolitionnisme – auteure d’une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne - passa les derniers mois de son existence en captivité. Mais ne nous trompons pas, J’ai rêvé la révolution n’est pas un spectacle historique. Le texte écrit, mis en scène (en collaboration avec Françoise Fouquet) et interprété par Catherine Anne (aux côtés de Luce Mouchel, Morgane Real et Pol Tronco) ne nomme pas ses personnages, ne les restreint pas aux limites d’une époque ou d’une autre. La Prisonnière qui nous est présentée est une femme d’hier, d’aujourd’hui et de demain.
Une façon d’aller toujours à l’essentiel. Son destin se joue devant nos yeux. En quelques jours et nuits. Le temps de dénoncer les égarements d’une société sexiste. De replacer l’écriture et la pensée au centre de l’idéal démocratique. De réinterroger les fondements humanistes du soulèvement révolutionnaire.
D’éclairer les notions d’égalité, de liberté, de justice, d’enfermement... Tout se dit et s’incarne dans l’exiguïté dépouillée d’espaces intimistes. Une cellule de prison. Une cuisine. Un endroit retiré, au coin d’une rue. Des espaces au sein desquels les esprits et les idées se confrontent, se heurtent, s’exposent. Sans jamais tomber dans l’explicatif ou le bavardage. Ce qui frappe d’emblée, ici, c’est une façon d’aller toujours à l’essentiel. De s’en tenir à l’exigence de la matière humaine et philosophique que l’on explore. Dans le rôle de La Prisonnière, face à une Luce Mouchel tout en sensibilité, Catherine Anne est étonnante de droiture et de netteté. Elle sculpte sa propre langue de manière radicale.
C’est au Théâtre des Quartiers d’Ivry qu’il faut aller voir et entendre cette création. Dans le théâtre codirigé, jusqu’à sa disparition en août dernier, par Adel Hakim. Le texte de J’ai rêvé la révolution lui est dédié.
Manuel Plolat Soleymat - La Terrasse

La dernière fois qu’Olympe de Gouges alla chez le coiffeur
Après avoir été longtemps oubliée, sous-estimée ou brocardée par les historiens (hommes) de la Révolution française, Olympe de Gouges a fini par trouver la place qui aurait dû être la sienne depuis longtemps. Historiquement, elle le doit d’abord aux femmes. Et ce sont des éditions féministes (Côté femmes) qui ont d’abord édité ses écrits politiques et ses pièces de théâtre avant que Cocagne, une maison d’édition de sa ville natale, Montauban, ne prenne le relais.
Des femmes et des mères
Si son théâtre est rarement joué (plusieurs pièces prennent la défense des Noirs), différents auteurs et metteurs en scène ont conçu des pièces et des spectacles autour de ses écrits et de sa vie. Catherine Anne s’inscrit dans ce courant en écrivant J’ai rêvé la révolution, une fiction qui s’inspire des derniers jours de cette femme engagée dans bien des combats. Une pièce qu’elle met également en scène tout en jouant le rôle principal. (...)
Trois murs faits de rangées de chemises uniformes forment un espace composite où tout se passe (scénographie : Elodie Quenouillère). La plupart des scènes se dérouleront dans la cellule de la prisonnière. D’autres dans l’appartement que le soldat révolutionnaire partage avec sa mère dans l’enceinte même de la prison. Quelques scènes se déroulent à la face, c’est-à-dire dans une rue proche de la prison. Le soldat est un jeune homme pénétré de l’idéal révolutionnaire qui voit dans la prisonnière une traître à la Révolution. La mère du soldat, ne sait pas lire mais lit dans les coeurs : pour elle, la prisonnière est d’abord une
femme qui a des problèmes de femme, une mère qui vit loin de son fils lequel au front défend la patrie. La jeune épouse de ce dernier complète la distribution. Elle vient de sa lointaine province. Sachant sa belle-mère emprisonnée, elle fait tout pour essayer de la faire sortir de prison, à tout le moins de préserver ses derniers écrits bien qu’elle ne partage pas forcément les idées de celle qui n’est jamais nommée par son nom, Olympe de Gouges.
Dernière lettre
Catherine Anne nuance ses personnages. La mère du gardien de prison (formidable Luce Mouchel) se dit prête à aider la belle-fille de la prisonnière mais c’est aussi parce que cette dernière lui propose en échange des denrées introuvables alors à Paris en proie à la pénurie : des oeufs, du beurre. Son fils (Pol Tronco) est un obtus soldat révolutionnaire qui se méfie des femmes mais c’est aussi un fils sous l’emprise du pouvoir maternel, ce qui le conduira à tricher avec le règlement. La belle-fille (Morgane Real) est une révolutionnaire partagée entre l’attirance envers cette femme qui écrit et qu’elle admire, et une haine contre ce qui en elle refuse le plan d’évasion que son groupe a préparé. La prisonnière (interprétée avec justesse par Catherine Anne) n’est pas une héroïne héroïque dépourvue de défauts ; elle sait se montrer arrogante, imbue d’elle-même et persuadée que la force de sa parole la sauvera de la guillotine.
Jean-Pierre Thiabaudat - Médiapart

Catherine Anne refait la révolution pour les femmes
Fascinée par Olympe de Gouges, la dramaturge Catherine Anne incarne elle-même cette figure secondaire mais pionnière de la Révolution Française exécutée sous la Terreur.
Républicaine, patriote, femmes de lettres et de théâtre, militante libre et engagée, autrice d’une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne dédiée à la reine Marie-Antoinette, Olympe de Gouges est certes parfois encore méconnue mais demeure pour autant une femme et une parole saisissantes de modernité et réhabilitée par le travail de deux femmes convaincues : Françoise Fouquet et Catherine Anne, écrivaine, metteuse en scène et comédienne dont l’oeuvre s’est déjà nourrie de figures et de valeurs des Lumières, en témoigne son ancien spectacle autour de l’Affaire Calas de Voltaire.
Du haute de sa grande silhouette à la fois fine et endurcie, Catherine Anne campe avec panache son personnage jusqu’au-boutiste, lui confère une droiture et une détermination mêlées aussi à des accents fantasques un brin extravagants. Elle se délecte visiblement de n’adopter un regard froid et factuel propre à l’étude mais au contraire d’opter sans lésiner pour l’empathie. Son Olympe est fière dès sa première apparition, un fichu sur la tête et les mains ligotées. Elle ne renonce pas. Dans le plus grand dénuement, elle réclame de l’encre et du papier car, pour elle, écrire, c’est exister. « Rien à me reprocher, rien à redouter » clame-t-elle sans trop de clairvoyance. Le tribunal révolutionnaire ne tardera pas à la condamner sans défense à l’échafaud. (...)
Les idées toujours d’actualité sont défendues avec un vigoureux aplomb et une belle sensibilité. Le combat d’Olympe pour l’égalité entre tous les individus sans distinction de sexe, de couleur, de rang, est une plaidoirie féministe et humaniste qui s’entend avec puissance et bonheur.
Christophe Candoni – www.sceneweb.fr
 
Une belle réussite
Cette nouvelle pièce de l’auteure, comédienne et metteuse en scène, Catherine Anne, s’inspire librement de l’oeuvre et de la fin de vie de Olympe de Gouges, femme de lettres et militante politique, née en 1748, emprisonnée et morte guillotinée le 3 novembre 1793. Elle mena un combat pour l’égalité des droits entre tous les citoyens sans distinction de sexe, d’origine ou de statut, et en particulier pour ceux de la femme, (notamment pour le droit au divorce, obtenu en 1792) avec la publication de sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en 1791. Privée de liberté, elle poursuit ses écrits et reste fidèle à ses idéaux, refusant une possibilité d’évasion, forte de son innocence et de sa confiance en la justice de son pays. Si, fin XIXème et au XXème siècle, elle devint l’égérie des mouvements féministes, la portée de ses écrits dépasse ce seul contexte pour ouvrir une réflexion plus large sur les objectifs et espoirs, les échecs et les utopies, de mouvements révolutionnaires universels.
Sous ces influences, cette création ne procède pas à une reconstitution historique, mais s’inscrit sur plusieurs journées dans une fiction intimiste au quotidien, autour de personnages sans patronyme : “La Prisonnière” (Catherine Anne), “ Le jeune soldat ” (Pol Tronco), sa “Mère” illettrée et tendre (Luce Mouchel) ” La Jeune femme ”, compagne du soldat, (Morgane Real), dont les différences de comportements, les affrontements et les échanges, éclairent et interrogent des aspects sociaux, politiques ou philosophiques, toujours d’actualités au présent.
Dans la scénographie composée par Elodie Quenouillière,  ce quatuor porte avec talent les accents d’une écriture vive, tendue et tranchante, de belle facture, qui trouve une résonance adaptée dans l’articulation des séquences successives d’une mise en scène claire et judicieuse, sous les fines lumières de Michel Theuil. Une belle réussite.
Jean Chollet - WEBTHEATRE
 
Un spectacle de théâtre éclairé sur la condition de la femme – hier et aujourd’hui.
La comédienne, auteure et metteure en scène de théâtre Catherine Anne a écrit J’ai rêvé la Révolution à partir de la figure d’Olympe de Gouges – ses derniers jours de femme guillotinée en novembre 1793, sous la Terreur, pour ses idées et ses écrits. Catherine Anne souligne la comparaison entre la situation d’une femme opprimée sous la Révolution avec celle des femmes actuelles sous la Terreur contemporaine de certains pays, la tension trouble d’une pièce intimiste – similarité et métaphore.
La mise en scène restitue avec pudeur et conviction le drame qui se joue à l’intérieur de la cellule de la prison révolutionnaire, drame passant à travers une femme hors norme, volontaire, engagée, orgueilleuse et déterminée, infiniment libre moralement.
Catherine Anne interprète avec un élan persuasif Olympe de Gouges, certaine des mots qu’elle choisit, de l’éloquence qu’elle déploie vivement et avec belle ironie.
La figure historique parle avec humour de la condition de la femme, se moquant de son jeune geôlier dont le rôle est dévolu à Pol Tronco – un soldat naïf qui se rebelle contre les provocations – répondant aux clichés attendus et n’aimant que sa mère.
Cette mère est inquiétée par les activités du soldat sous la Terreur et tente de lui exposer son point de vue de complice naturelle engagée auprès de la prisonnière.
Luce Mouchel mêle un jeu subtil de gouaille populaire et de réflexion argumentative, écoutant son coeur et son aptitude à raisonner alors qu’elle est sans instruction.
La belle-fille d’Olympe, incarnée par la jeune fougue têtue de Morgane Real, tente vainement de faire fuir Olympe de sa cellule : elle joue la mesure et la survie contre la Terreur révolutionnaire, souhaitant que la femme de lettres abandonne la partie.
Un spectacle de théâtre éclairé sur la condition de la femme – hier et aujourd’hui.
Véronique Hotte - Hottello

J’AI RÊVE LA REVOLUTION

CATHERINE ANNE

05 > 16 FÉV 2018 / Le Lanterneau

Février

Date Horaire Lieu
Lu 05 20:00 Le Lanterneau
Ma 06 20:00 Le Lanterneau
Je 08 19:00 Le Lanterneau
Ve 09 20:00 Le Lanterneau
Sa 10 18:00 Le Lanterneau
Di 11 16:00 Le Lanterneau
Lu 12 20:00 Le Lanterneau
Ma 13 20:00 Le Lanterneau
Je 15 19:00 Le Lanterneau
Ve 16 20:00 Le Lanterneau