Labiche triomphe
Chaque soir, des centaines de spectateurs enthousiastes. Enthousiastes :
le mot n’est pas survendu. Adel Hakim est un metteur en scène
intelligent, astucieux, qui a le sens du rythme, soigne ses dispositifs – une
simplicité toujours inventive, surgie de la scène en deux temps
trois mouvements – et qui n’oublie jamais le plaisir du public.
CONSULTER LE PARISIEN
Une farce de Labiche ranimée par des acteurs
déchaîné
Les comédiens, méconnaissables sous leurs perruques absurdes,
leurs ventres imposants, leurs maquillages forcés, mènent la
danse sous la houlette du metteur en scène lui aussi déchaîné,
avec un rythme époustouflant, dans un décor à transformation
rapide, peuplé de statues translucides. Cela court, cela vit, cela
danse et chante, sous les coups implacables d’un destin cruel.
LE MONDE
Un merveilleux spectacle
Cette comédie est la plus critique de Labiche sur la décadence
de la petite et moyenne bourgeoisie de son temps. Dès que les protagonistes
se retrouvent confrontés à une situation où les codes
ne s’appliquent pas, ils sont perdus. C’est très actuel.
LE FIGARO
Folle équipée
C’est une folle équipée, rocambolesque jusqu’à l’absurde,
qu’Adel Hakim met en scène. Il a puisé dans les références
esthétiques du cinéma muet ou de l’expressionnisme allemand
pour habiller en noir et blanc et affubler de coiffures démentes ses
comédiens, menés d’une baguette énergique et entraînante.
La Cagnotte est aussi le récit cauchemardesque d’une dégringolade
sociale dont les victimes ne tirent aucune leçon. La vision lucide
et plutôt d’actualité d’une classe moyenne qui a
perdu ses repères spirituels et se raccroche désespérément à une
vision tristement matérialiste.
CONSULTER LA CROIX
“ Le ” spectacle qui draine
les foules
Se souvenant que Labiche mitonnait des vaudevilles rythmés par des
chansons et des danses dans la tradition du caf’conc’, le metteur
en scène a demandé à Marc Marder de lui composer des
musiques susceptibles de séduire le public d’aujourd’hui… Même
si leur accoutrement les fait ressembler à des personnages de Daumier,
les “ héros “ de la pièce, englués
dans leurs problèmes d’argent, font songer à la classe
moyenne d’aujourd’hui, dont le pécule va s’amoindrissant.
Une distribution de qualité, de laquelle émerge Prunella Rivière,
fait de ce spectacle une réussite vigoureusement applaudie.
TÉLÉRAMA
Adel Hakim rajeunit la célèbre comédie
des paysans égarés à Paris
La troupe, emmenée par Malik Fraraoun, étayée par des
personnalités comme Serge Gaborieau, Etienne Coquereau, virant au
délire avec Prunella Rivière, remplace le statisme de cette
bonne vieille comédie par un dynamisme bondissant. Le décor
incroyablement mobile d’Yves Collet a son rôle dans cette liberté contagieuse,
de même que la musique virevoltante de Marc Marder. La bouillotte,
avec eux, est un jeu brûlant.
CONSULTER LES ECHOS
Léger et burlesque
Avec Adel Hakim, il ne faut pas s’imaginer qu’un Labiche puisse être
traité d’une façon purement boulevardière, et
c’est tant mieux. On est à la fois dans une dérision
onirique, un comique burlesque, un roman d’aventure. Pour autant, l’émotion
n’est pas absente. Et la pièce tient autant de la mise en évidence
de fragilités que de la condamnation d’une conduite, ce qui
l’humanise beaucoup.
FRANCE CATHOLIQUE
Une belle et amusante mise en scène
Rarement “ La Cagnotte “ a connu un tel rythme.
On rit du début jusqu’à la fin. La troupe est formidable,
nous allons être terriblement injuste en ne citant que Prunella Rivière,
inénarrable Léonida en proie aux feux de l’amour, Isabelle
Cagnat, une Blanche délicieuse et Malik Faraoun absolument méconnaissable
et follement drôle. Grâce à Adel Hakim, justice est rendue à cette
pièce.
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Courant d’art
Pour figurer Paris, on apporte deux lampes dont l’originalité fait
penser qu’il y a bien un zeste d’Orange mécanique dans
cette capitale. L’intelligence du traitement séduit. Contre
toute attente aussi, les antihéros petits-bourgeois de La Cagnotte
apparaissent à nos yeux en costumes dignes d’une famille Addams… Hakim
a nourri son art d’influences variées et nombreuses, il fait
ainsi un théâtre métissé. Si l’expressionnisme
allemand est ici une clé de l’esthétique, le metteur
en scène suit la tradition vaudevillesque en donnant un spectacle
ponctué de performances chantées et dansantes réussies,
entre opérette et music-hall. Démesure du cinéma muet,
(contre) façons de danse classique, bling-bling… l’ensemble
est très comique. Adel Hakim a encore frappé et rendu Labiche
plus féroce. Il signe un spectacle follement gai : roboratif.
L'HUMANITÉ