| 6 NOV > 3 DÉC 08 |
THÉÂTRE D’IVRY ANTOINE VITEZ
CRÉATION

La Ferté-sous-Jouarre. Depuis des années, une association
d’amis joue à la “ bouillotte “ (succédané du
poker) tous les jeudis. On s’ennuie ferme. Une cagnotte a été constituée
et il est temps de la casser. Grand moment d’émotion :
de cette cagnotte surgit une somme d’argent et la petite troupe
décide, à une courte majorité, de faire un voyage
d’une journée à Paris. C’est cette folle
journée parsemée d’embûches et de grands
périls qui est donnée à suivre.
Labiche, dans ses pièces en général et dans La
Cagnotte en particulier, ne parle que du “ petit ”.
Et de la bêtise humaine. Il ne s’agit chez lui que de petits
sentiments, de petites douleurs, de petits rêves et de déceptions
du quotidien. Le tout hissé au niveau d’une épopée
homérique. Dans un style de jeu rythmé, rapide, vif,
les personnages sont montés sur ressort. Sans temps mort, sans
se donner l’occasion de réfléchir, ils s’angoissent,
se désespèrent, échafaudent des plans, des intrigues,
des complots, forcément voués à l’échec,
et servent implacablement cette analyse au vitriol de la société petite-bourgeoisie.
Cette classe de notables imbue de certitudes, ne réfléchissant
qu’à l’aide de clichés et de préjugés,
dotée d’œillères qui l’empêchent
de rien connaître du monde, se croyant à l’abri
de la nécessité et des malheurs, est en réalité très
fragile. Du jour au lendemain, simplement parce qu’ils sont à Paris,
c’est-à-dire à soixante kilomètres de La
Ferté-sous-Jouarre, les personnages vont se retrouver sans le
sou, à la rue, clochardisés. Tout simplement parce qu’ils
se trouvent plongés dans un milieu dont ils ignorent les codes.
La machine théâtrale de Labiche, basée sur les ressorts du vaudeville, machine ingénieuse, d’une redoutable efficacité, tout entière tournée vers le rire, élève la petitesse et la bêtise (auxquelles nul n'échappe) à un niveau métaphysique.
mise en scène Adel Hakim chorégraphie Véronique
Ros de la Grange scénographie et lumière Yves
Collet
musiques Marc Marder directrice de chant Martine-Joséphine
Thomas costumes Agostino Cavalca
assisté de Dominique Rocher son Anita
Praz maquillage et perruques Nathy Polak
scultpures Daniel Cendron accessoires Mathieu
Bianchi
avec Maryse Aubert - Thierry Barèges - Isabelle
Cagnat - Etienne Coquereau - Jean-Charles
Delaume
Malik Faraoun - Serge Gaborieau - Nigel
Hollidge - Prunella Rivière
et en alternance Bruno Paviot et François
Raffenaud
Coproduction Le Théâtre des Quartiers d’Ivry, Les Châteaux de la Drôme - établissement public du Département de la Drôme



