Les spectacles / Programmation

Marie NDiaye excelle dans cette pièce en forme de conte fantastique dont Jacques Vincey restitue à la perfection l’atmosphère tendue et menaçante.

Une maison isolée au milieu d’un champ de maïs. C’est là que vit le fils de Madame Diss venue lui rendre visite un quatorze juillet pour emprunter de l’argent. Problème : impossible d’entrer dans la maison, son fils l’interdit. Seules ses deux belles-filles, France et Nancy, y ont accès. Et encore de façon limitée. Pour mettre en scène Les Serpents, conte aussi mystérieux qu’inquiétant imaginé par Marie NDiaye, Jacques Vincey installe les protagonistes face à un mur opaque d’enceintes acoustiques. On ne peut alors que deviner ce qui se trame derrière cette paroi menaçante. Un ogre y serait tapi veillant férocement sur des enfants et à l’affût de la moindre faiblesse.

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Texte Marie NDiaye • Mise en scène Jacques Vincey • Avec Hélène Alexandridis, Bénédicte Cerutti, Tiphaine Raffier • Dramaturgie et assistanat Pierre Lesquelen • Scénographie Mathieu Lorry-Dupuy • Création lumière Marie-Christine Soma • Assistée de Juliette Besançon • Création son Alexandre Meyer et Frédéric Minière • Costumes Olga Karpinsky • Perruques et maquillage Cécile Kretschmar

Production Centre dramatique national de Tours – Théâtre Olympia • Coproduction Théâtre National de Strasbourg, Théâtre des Îlets – Centre dramatique national de Montluçon • © Christophe Raynaud de Lage.
Les Serpents est publié aux Éditions de Minuit

 

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  • lieuLa Fabrique – Salle Adel Hakim
    Durée 1h45
    Tarifs de 7 à 24 euros
  • mar.  19.04  20h30
  • mer.  20.04  20h30
  • jeu.  21.04  20h30
  • ven.  22.04  20h30
  • sam.  23.04  18h00

L'Humanité • Jean-Pierre Léonardini

« Vincey s’allie étroitement au mystère, grâce à une direction dans le jeu d’une pertinence flagrante, les trois protagonistes gardant leurs distances sur le vaste plateau (…). Les mots, alors, semblent s’inscrire en relief dans l’espace, devant la demeure interdite que le scénographe Mathieu Lorry-Dupuy a conçue comme une masse obscure, laquelle, à la faveur des lumières (Marie-Christine Soma) avance et s’efface imperceptiblement. Le son et la musique (Alexandre Meyer et Frédéric Minière) contribuent avec force au climat fantastique de cette fable sans morale apparente. Cette représentation rend parfaitement compte de la conception intransigeante qu’a, de l’art théâtral, Marie NDiaye. »

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Transfuge • Marjorie Bertin

« Il fallait des actrices attentives à la langue onirique de Marie NDiaye pour suggérer sans sur-jouer ces femmes torturées. Leurs interprétations sont magistrales. (…) Jacques Vincey, épris d’étrangeté, continue de mettre en scène sa passion des actrices et des rôles féminins, offrant à ces trois belles comédiennes une langue à leur niveau et les moyens de faire passer cette angoissante écriture de la sensation et du doute ».

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La Nouvelle République • P.M.

« (…) Le texte puissant de Marie Ndiaye [est] joué ici avec force par les comédiennes, en particulier Hélène Alexandridis qui interprète avec talent la mère dévoratrice. Du théâtre à l’état brut. Puissant ».

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37° • Olivier Collet

« Le texte de Marie NDiaye est vif comme une vipère, piquant comme le venin d’un inver- tébré. Les actrices qui l’incarnent livrent une prestation habitée d’une intensité saisissante. »

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TouteLaCulture.com • David Rofé-Sarfati

« C’est un choc esthétique. (…) Les comédiennes défendent leur personnage avec une tendresse pour ces femmes à la fois cruelles, grandes et fragiles. Les mots de Marie NDiaye dans leur bouche agissent comme un venin. Benedicte Cerutti est gardienne de la vraisemblance alors que l’intrigue n’est que surprenante. Tiphaine Raffier est bouleversante. Héléne Alexandridis mérite à elle seule tous les éloges. L’actrice traverse l’horreur pour nous la faire partager et longtemps après les applaudissements son image et sa voix persistent en nous. Avec ce trio de talents, Jacques Vincey réussit une pièce qui est un régal. (…) Édifiant, nécessaire, un bonheur de théâtre qui nous a mordu au cœur. »

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Hotello • Véronique Hotte

« La poésie de la langue de Marie Ndiaye, transmise par le biais de trois actrices exceptionnelles, Hélène Alexandridis, Bénédicte Cerutti et Tiphaine Raffier- maintien d’un corps posé et bel envol d’une voix maîtrisée -, génère une atmosphère tendue qui, en masquant les apparences du monde, en révèle la qualité intérieure profonde. (…) Un spectacle de noire tension ombrageuse sous le soleil de trois grandes actrices. »

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